Depuis quelques temps les labels communautaires suscitent un certain engouement en France. En l’espace de deux mois à peine, pas moins de trois nouveaux écloraient dans la langue de Molière, annonçant une rude bataille pour se partager le bassin d’investisseurs francophones. Trois labels, mais trois positionnements radicalement différents. Pendant que Spidart se la joue musique alternative, MyMajorCompany veut parier sur le carton médiatique et NoMajorMusik affiche une position plus modeste de label équitable « tremplin ».

Mais que se cache derrière ces sites ? Suivant leurs homologues anglophones SellaBand, Artistshare, ou Slicethepie, les labels communautaires proposent une nouvelle vision « Web 2.0 » de la production musicale. L’auditeur ne se contente plus de porter son artiste à travers les plateformes communautaires, mais en devient l’un des producteurs, finançant son poulain et partageant ses revenus une fois l’album produit. Plutôt que d’avoir une maison de disque finançant 1.000 artistes, nous avons 1.000 internautes finançant un artiste.

Les labels équitables avaient déjà amorcé un effacement du label par rapport à l’artiste, maintenant ils se retirent plus loin encore, ne devenant plus que de simples portails intermédiaires entre l’auditeur et le groupe. Mais pour ça, chaque site propose un modèle de fonctionnement qui lui est propre, traduisant souvent la vision qu’il porte sur l’industrie du disque et sur ce qu’elle devrait être pour être viable à l’avenir. Ratiatum s’est donc penché sur le phénomène, les décortiquant un à un à la loupe afin de les comparer entre eux sur un même plan.

Vous retrouverez dans notre dossier « Les labels communautaires dont vous êtes producteurs » chacun des labels communautaires précités, ainsi qu’une analyse de fond sur le principe même de ces nouveaux modèles économiques et un comparatif général des portails entre eux. Alors, labels communautaires, nouvelle arnaque ou avenir de l’industrie du disque ? N’hésitez pas à nous donner votre avis.

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