La société Uber, spécialisée dans le transport de personnes avec chauffeur, annonce des mesures relatives à la sécurité qui s'appliqueront à Londres. L'entreprise de VTC est en effet menacée de perdre sa licence dans la capitale britannique, au motif qu'elle ne ferait pas assez pour protéger ses clients.

Engagé dans un bras de fer avec la régie des transports de Londres, qui ne veut pas lui renouveler sa licence, le groupe Uber a dévoilé vendredi 16 février une succession de dispositions destinées à lui éviter la perte de l’accès au marché du transport avec chauffeur dans la capitale britannique.

Ces dispositions incluent la mise en place d’une ligne téléphonique joignable tous les jours et à toutes les heures, afin que n’importe qui, du chauffeur au client, puisse signaler tout incident durant une course. Il est aussi prévu de donner au client des éléments supplémentaires sur les chauffeurs, comme leur numéro de licence, et la société transmettra directement aux forces de l’ordre tout problème détecté pendant un trajet qui a été réservé via son application.

L’entreprise américaine prévoit d’autres mesures dans les mois à venir.

Sécurité des clients

Uber cherche à répondre aux critiques de la régie des transports londonienne, qui estime « qu’Uber Londres n’est pas apte » à opérer parce que le groupe n’a pas réussi à répondre correctement à certaines problématiques de « sécurité publique ». La réputation des chauffeurs locaux est en effet gravement atteinte par des accusations de viol qui visent une poignée d’entre eux.

Pour l’instant, Uber peut toujours opérer à Londres dans la mesure où la société de VTC a fait appel de la décision prise au mois de septembre 2017 par la régie de ne pas renouveler cette licence. Un procès doit avoir lieu outre-Manche ce printemps, une perspective qui ne réjouit pas le géant du transport de personnes avec chauffeur, dont l’image de marque s’est fortement ternie au fil des scandales parus dans la presse.

Il reste à savoir si les annonces d’Uber parviendront à adoucir le regard de la régie sur ce prétendu laisser-aller en matière de sécurité des personnes. D’après le groupe, elles sont issues d’une concertation qui a rassemblé toutes les parties, y compris la police.

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