Le business des drones de loisir ne menait pas le Français Parrot a des résultats concluant. La firme a donc engagé un virage vers les professionnels : aujourd'hui, elle cible les agriculteurs, les ouvriers du bâtiment et la sécurité civile.

Au second trimestre de 2017, Parrot lançait sa gamme Parrot Professional alors que son plan social — 290 employés quittaient l’entreprise — témoignait d’un profond malaise dans la firme fondée par Henri Seydoux. La division grand public ne remplissait pas les objectifs fixés et le pivot semblait de plus en plus évident.

Les drones présentés par le Français ce 24 octobre témoignent de ce virage : l’un est dédié à l’agriculture, l’autre aux ouvriers du bâtiment. Cette gamme destinée à trouver sa place dans les PME cherche à donner aux drones des usages nouveaux : ainsi, le Parrot Bebop-Pro Thermal transforme un Bebop 2 Power en outil à destination du bâtiment et de la sécurité, quand le Parrot Bluegrass et son capteur multispectral s’invite dans la cartographie et l’agriculture.

Solutions professionnelles pour les PME

Le premier, comme son nom l’indique, est doté d’une caméra thermique (FLIR One Pro) et d’une caméra classique Full HD. Le Bebop Pro Thermal ambitionne ainsi de repérer rapidement des données thermiques sur de larges zones, des bâtiments par exemple, se proposant de faciliter l’inspection thermique d’un toiture. Ou également, d’aider des secours à identifier des individus en danger rapidement dans des environnements dangereux.

Son prix sera, en pack, proche des 1 500 € selon la firme qui ne le commercialisera toutefois pas dans les grandes surfaces. Parrot livre avec le drone une application FreeFlight Thermal qui permet de visualiser la caméra thermique et le capteur Full HD sur un appareil mobile.

Parrot

Le second, le Bluegrass, vise lui l’agriculture. Selon la marque, le drone doit aider les agriculteurs à améliorer leur retour sur investissement en fournissant des données précises sur de grandes exploitations. La caméra frontale Full HD doit permettre de surveiller des terrains et des troupes quant le capteur multispectral proposera lui de cartographier les infrastructures.

Il serait en mesure de cartographier automatiquement jusqu’à 30 hectares en une seule charge. Le Français insiste sur la prise en main et l’utilisation facile de l’appareil notamment grâce à ses vols en autonomie. La solution multispectrale génère en outre des rapports automatiques sur la biomasse ou encore l’état de santé des plantes. Ce drone coûtera 5 000 € selon l’entreprise.

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