L'IFA, c'est aussi l'occasion de voir des tendances émerger. Trois d'entre elles nous ont vraiment hérissé les poils pendant le salon.

Star Wars

Vraiment, Numerama qui ne veut plus voir de Star Wars ? Vous allez dire « mer il et fou », et pourtant, c’est vrai. L’IFA était l’occasion de voir à quel point la machine marketing Star Wars allait être rodée cette année, à l’occasion de la sortie de l’épisode VIII. Star Wars était littéralement partout — et surtout, utilisé comme un cache-misère.

Votre batterie externe ne fait rien de mieux que celles des autres ? Mettez-lui une coque Star Wars ! Votre porte-clef connecté marche vraiment mal ? Tant pis : Star Wars ! Vous n’avez pas grand-chose à montrer cette année ? Vite, un stand de photo Star Wars ! Besoin de vendre des jouets hors de prix en capitalisant sur les mots-clefs à la mode ? Facile : réalité virtuelle augmentée mixte sabre laser star wars !

Bref, Star Wars envahissait les allées de l’IFA bien souvent pour de très mauvaises raisons. Et on n’a pas forcément envie d’arriver dans le futur où un jouet connecté embarque avec lui un divulgâchis des prochains épisodes…

Les objets connectés mal sécurisés

Ne soyons pas hypocrites : nous aimons de plus en plus les objets connectés à disposer dans un salon moderne — surtout quand ils sont bien pensés et véritablement plaisants et confortables à utiliser. Cela dit, la déferlante d’objets connectés présentés en grande pompe à l’IFA sans la moindre notion de sécurité a de quoi inquiéter. On ne compte plus, aujourd’hui, les affaires qui impliquent des botnets de caméras zombies mal sécurisées ou les vols de données… sans parler de leur revente.

Un Philips est par exemple capable du meilleur avec ses Philips Hue que nous adorons, mais quand on voit le constructeur présenter un biberon connecté et toute une suite logicielle dédiée au suivi des progrès, de la nourriture et de la santé des bébés sans mentionner une seule fois la sécurité des données, on s’inquiète. D’accord, l’idée de pouvoir transmettre des informations en direct à un médecin traitant n’est pas mauvaise et elle évite parfois des déplacements inutiles. Mais pourrait-on, au moins par principe, rassurer sur les moyens mis en place pour sécuriser ces machines et les données des bébés cobayes qui seront les consommateurs d’après-demain ?

Cela serait top, d’autant que Philips est loin d’être un mauvais élève.

Les robots qui sont des tablettes tactiles

Il faut arrêter de prendre une tablette tactile bas de gamme, de la mettre dans un jouet en plastique bas de gamme, de coder vite fait un système d’exploitation qu’on nomme « plateforme » et de se présenter comme un pionnier de la robotique. Nous avons vu trop de fois ce même objet à la limite du flippant dans les allées de l’IFA. En pratique, il ne sert pas à grand-chose, n’est pas du tout un robot, mais une tablette tactile avec des bras en plastique et a tendance à décrédibiliser le marché plus qu’autre chose.

Existe aussi sans tablette… et le résultat n’est pas mieux.

Bonus : oui, les montres connectées existent encore en 2017. Et nous coup de cœur, c’est par ici.

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