Les Londoniens sont-ils prêts à accepter des navettes autonomes dans leurs rues ? C'est ce que la capitale britannique entend déterminer pendant les 3 semaines de test du véhicule « Harry », ouvert à 100 habitants.

C’est un fantasme qui devient doucement mais surement une réalité. Les projets de véhicule sans chauffeur se multiplient et Londres se joint au phénomène. Le Laboratoire de recherche sur les transports du Royaume-Uni (TRL) a annoncé l’essai, pendant près de trois semaines, de navettes totalement autonomes. L’initiative se démarque par sa volonté de faire essayer cette technologie prometteuse au public, qui en entend souvent parler mais a rarement l’occasion de l’expérimenter.

Les habitants de la capitale britannique pourront ainsi se déplacer sur une route unique située à Greenwich, près du stade O2, afin de découvrir ce projet intitulé GATEway et sa navette Harry.

Cette dernière, qui s’oriente à l’aide de données collectées par ses caméras et son système LIDAR, peut avancer jusqu’à 16km/h et accueillir 4 personnes, comme éviter les obstacles grâce à ses capteurs. Un technicien reste présent à bord pendant ces phases de test pour éviter tout raté.

Focus sur la réaction des passagers

Le projet, défendu par Nick Reed, directeur du TRL, a donc pour ambition de réellement installer cette technologie dans le quotidien des londoniens en recueillant directement les impressions des 100 personnes retenues pour le tester sur les 5 000 candidatures reçues.

Il faut dire que l’initiative à nécessité 8 millions de livres pour arriver à terme. Et des évolutions sont évidemment à prévoir, puisque pour l’instant, ce test sera uniquement effectuée sur piste cyclable et rue piétonne. Mais les autorités ont déjà prévu un passage aux routes, le gouvernement britannique entendant l’autoriser d’ici à 2020.

Graeme Smith, responsable d’Oxbotica, l’entreprise à l’origine de la navette, explique à la BBC : « Nous espérons que le public va accepter de partager l’espace avec ce type de véhicule. Nous attendons aussi de voir comment ses passagers réagissent pendant leur trajet. »

Ces trois semaines de test vont être primordiales pour que le public puisse avoir confiance en cette technologie. Si l’on nous rassure sur la technologie, certains précédents noircissent un peu le tableau, comme le récent accident du projet d’Uber, et mettent un frein au développement de cette technologie, sur laquelle toutes les grandes entreprises informatiques ou automobiles se lancent.

Si vous êtes londonien, ou de passage à Londres, et que vous voulez faire partie des heureux testeurs, il suffit de s’inscrire sur le site de GATEway.

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