Qwant annonce la sortie officielle d'une version pour enfants de son moteur de recherche. Cette déclinaison, baptisée Qwant Junior, se veut plus sûr pour le jeune public.

Après de longs mois de développement, Qwant Junior est désormais accessible à tous. L’entreprise fondée par Jean-Manuel Rozan et Éric Leandri vient en effet de dévoiler ce vendredi une déclinaison pour enfants de son moteur de recherche, qui fournira des résultats adaptés à un jeune public, âgé de six à treize ans, en excluant de ses pages les contenus qui pourraient les heurter.

Qwant Junior

À première vue, les filtres mis en place par Qwant fonctionnent assez bien.

Les tests que nous avons menés sur des noms courants de sites pornographiques, des mots-clés pour adultes ou des espaces réputés pour leur violence, leur sadisme ou leur caractère morbide ont été passés avec succès. Nous avons quand même constaté, dans le cas de YouPorn, une indication sur le côté indiquant qu’il s’agit d’un site porno (aucun lien n’est toutefois proposé) et, dans le cas de 4Chan, un lien inactif.

Mais en utilisant des termes extrêmement précis, il est possible de tromper partiellement les protections mises en place. Nous l’avons constaté avec des termes japonais décrivant certaines pratiques sexuelles, notamment dans la section « images ». Cela étant, l’on peut douter qu’un enfant âgé de six à treize ans soit en mesure de connaître des mots aussi spécialisés d’une autre langue, peu commune qui plus est.

Qwant Junior est dépourvu de traçage, de publicité et de produits marchands »

Au quotidien, Qwant Junior prend garde à préserver la vie privée de ses utilisateurs tout en respectant la neutralité des résultats (en incluant quand même l’objectif central qu’on ne peut pas tout proposer à un enfant). «  Il est dépourvu de traçage, de publicité et de produits marchands », précise la société, qui explique que l’outil fonctionne avec une double liste : l’une blanche, l’autre noire.

« Nous sommes partis des travaux de l’Université de Toulouse 1 auxquels nous avons mêlé notre technologie d’analyse de métadonnées, photos, commentaires et mots clés », écrit Qwant. La liste noire éjecte les contenus relatifs à la violence, la pornographie, la drogue et l’incitation à la haine raciale, tandis que la liste blanche met en avant les sites éducatifs et pédagogiques, qui sont regroupés dans l’onglet « Éducation ».

L’arrivée de Qwant Junior a été saluée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale. C’est un dossier qu’elle suit depuis longtemps : au Salon de l’Éducation 2014, le 27 novembre, elle était passée sur le stand de Qwant pour découvrir et tester la version du moteur pour enfant, qui doit être privilégié dans les écoles et les collèges de France afin d’accompagner les élèves dans l’apprentissage de la recherche en ligne

« Qwant Junior sera expérimenté dans des écoles sélectionnées à partir de janvier 2015 », expliquait l’an dernier Najat Vallaud-Belkacem, avec l’objectif d’étendre le test à plus d’établissements au fil des mois « La finalité de ce projet est de sensibiliser les élèves aux bons usages d’Internet ».

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés