Le premier personnage LGBTQ+ de Star Wars sera-t-il dans l'épisode VIII ? Selon un roman dérivé de l'univers de science-fiction, l'une des nouvelles héroïnes de ce chapitre pourrait bien être bisexuelle. Rien ne laisse penser, cependant, que ce détail soit ouvertement évoqué à l'écran.

Si Disney a des projets pour Star Wars jusqu’en 2030, un personnage représentatif de la communauté LGBTQ+ (lesbien, gay, bisexuel, transgenre ou queer) pourrait apparaître dans la saga spatiale dès le huitième épisode de la franchise, Les Derniers Jedi, attendu le 13 décembre prochain.

À en croire des bruits de couloir, le personnage en question serait celui d’Amilyn Holdo, la vice-amirale des forces armées de la Résistance, incarnée par Laura Dern.

Une héroïne bisexuelle ?

Si la présence d’Amilyn Holdo dans Les Derniers Jedi ne fait l’objet d’aucun doute, il n’est pas assuré que son identité queer sera évoquée clairement à l’image. Toujours est-il qu’un roman dérivé de Star Wars laisse deviner la bisexualité de la vice-amirale. Intitulé Leia : Princess of Alderaan, ce récit écrit par Claudia Gray ramène le lecteur avant les événements de l’Épisode IV.

On y découvre ainsi une discussion entre Leia Organa et Amilyn Holdo, au cours de laquelle la princesse affirme n’être intéressée que par les « humanoïdes mâles. » Amilyn Holdo rétorque alors : « Vraiment ? Cela semble tellement limité.  »

Annie Leibovitz / Vanity Fair

Ce bref échange a contribué à alimenter l’idée, au sein de la communauté de fans, selon laquelle Amilyn Holdo est bisexuelle. D’autres ont même suggéré, en raison de son intérêt pour un autre personnage non humanoïde et non masculin, qu’Amilyn Holdo pourrait être pansexuelle ou omnisexuelle — c’est à dire être attirée par des personnes, indépendamment de leur identité de genre.

Néanmoins, il semble prématuré de s’imaginer dès à présent la galaxie lointaine, très lointaine, se parer des couleurs du drapeau LGBT dans ce huitième chapitre. En effet, le monde de la science-fiction ou de la fantasy nous a récemment habitué à des annonces en demi-teinte en ce qui concerne la diversité des identités affectives et sexuelles à l’écran.

La bisexualité tend à être invisibilisée dans la pop culture

Ainsi, la romancière J.K. Rowling a récemment levé le voile sur l’identité gay du personnage d’Albus Dumbledore, sans que son orientation ne soit pourtant clairement exprimée dans les pages ou à l’écran de la saga Harry Potter. De la même manière, le réalisateur Dean Israelite avait laissé entendre que l’un de ses Power Rangers, Trini, se poserait « beaucoup de questions » sur son attirance à l’égard du genre féminin.

Disney avait également annoncé la mise en avant d’un personnage ouvertement homosexuel dans son film La Belle et la Bête. Or, l’audace du live action en la matière est resté très limité, le long-métrage n’offrant à son spectateur (averti) qu’une scène gay de moins d’une seconde.

De manière générale, la bisexualité tend à être invisibilisée dans la pop culture, davantage encore que l’homosexualité des personnages, qui semble à l’inverse de mieux en mieux représentée par l’industrie cinématographique. La présence d’un personnage présumé bisexuel au sein de la franchise Star Wars serait donc plutôt encourageante.

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