Angry Birds au cinéma ne sera pas un one-shot. Le succès du premier long-métrage incite déjà le studio de développement ainsi que les sociétés de production à préparer une suite.

Angry Birds aura droit à une suite au cinéma. Grâce au succès inespéré du premier volet, Rovio, le studio à l’origine de la célèbre franchise, est déjà en train de préparer les prochaines aventures de ses oiseaux colériques, raconte le Wall Street Journal. Il s’agira là encore d’un film d’animation.

Malgré un scénario peu étoffé, Angry Birds n’a pas été un désastre critique. Certes, il ne tutoie pas les étoiles, mais il a reçu un score passable, avec une note de 5,6/10 sur Sens Critique, et 3,3/5 (spectateurs) et 3,4/5 (presse) sur Allociné. Du côté du public anglophone, les avis sont plus sévères, à l’image des notes sur Metacritic et Rotten Tomatoes.

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Mais qu’importe. Le film a engrangé pratiquement 347 millions de dollars dans le monde selon les statistiques de Box Office Mojo pour un budget de 73 millions, rappelle le Los Angeles Times. C’est pratiquement une somme cinq fois plus élevée que la mise initiale. Dans ces conditions, et même s’il faut retrancher toutes les dépenses liées à la promotion, il n’est pas question pour Rovio de relâcher trop tôt la poule aux œufs d’or.

Gérer l’après Angry Birds

L’adaptation de la licence Angry Birds au cinéma, si elle constitue une bonne occasion de rapporter beaucoup d’argent à la fois à Rovio et aux studios de production qui ont mis la main à la pâte (dont Sony et Columbia), masque toutefois certaines difficultés, notamment la capacité de l’entreprise à gérer l’après-Angry Birds. Le studio a certes produit d’autres jeux, mais ils sont loin de connaître le même succès.

Rovio a depuis proposé toutes sortes de déclinaisons de son jeu phare, avant de lancer une suite, Angry Birds 2, en 2015, au risque toutefois de trop tirer sur la corde entre les suites, les spin-offs, les variantes et les produits dérivés. Or, il n’est pas sûr que le succès du film, qui va lui permettre de se remplumer, l’incite à revoir de fond en comble sa stratégie : en effet, pourquoi changer quand on n’est pas vraiment acculé ?

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