Un jeune homme de 21 ans a été arrêté par la police japonaise, pour avoir fourni une application qui permettait de tricher au jeu Puzzle & Dragons.

On ne plaisante pas avec les jeux vidéo au Japon. Le Tokyo Reporter indique qu’un jeune homme de 21 ans a été arrêté par la police pour avoir distribué un logiciel qui permettait de tricher dans Puzzle & Dragons, un jeu mobile en free-to-play disponible sur iOS et Android qui croise jeu de rôle et puzzle-game.

L’éditeur GungHo Online Entertainment avait porté plainte en arguant de la violation de ses droits de propriété intellectuelle sur le jeu, et l’affaire a été traitée par l’unité de cybercrime de la police préfectorale de Kanagawa. L’étudiant a reconnu les faits, en prétendant qu’il voulait simplement « démontrer ses talents ». Mais pour GungHo Online Entertainment, ce qui sont des talents qui coûtent chers.

Une course permanente entre hacker et éditeur

En effet, le modèle économique du free-to-play adopté par l’éditeur repose sur le fait que les joueurs doivent se sentir frustrés de ne pas arriver suffisamment vite à débloquer des éléments, et finissent pas acheter avec de la monnaie réelle les bonus qui permettent d’aller plus vite dans le jeu vidéo, conçu pour être le plus addictif possible. Or son hack aurait consisté à modifier en temps réel des valeurs, pour augmenter les attributs des monstres sans avoir à débourser le moindre centime, ou à un coût beaucoup plus faible que prévu.

Le jeune délinquant, Yoshihiro Wakazono, se serait livré à une véritable course du chat et de la souris avec GungHo, en modifiant à 33 reprises son application, pour qu’elle reste toujours efficace sur les mises à jour qui tentaient d’empêcher ce type de comportements de tricheurs, qui portent préjudice aux ventes de l’éditeur.

Déjà en 2015, un homme avait été arrêté au Japon pour la même raison, sans que l’on sache s’il s’agit (probablement pas) du même individu.

Dans l’affaire japonaise, il n’est pas fait mention de vente de cheats. En revanche, la vente de solutions de hacking est une véritable industrie, qui existe y compris en France. Ainsi NoFrag a récemment interviewé les Bordelais de Digital Soft Code qui, à côté des jeux qu’ils développent eux-mêmes, conçoivent et vendent des logiciels pour tricheurs, notamment pour DOTA 2 ou Counter-Strike : Go.

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