Accusée d'avoir propagé le ransomware WannaCry qui a infecté plus de 200 000 ordinateurs en mai 2017, la Corée du Nord se défend et dénonce les « spéculations sans fondement » du Royaume-Uni.

La Corée du Nord n’a pas tardé à réagir aux affirmations du Royaume-Uni, qui l’accuse d’être à l’origine de l’attaque au ransomware WannaCry, dont la propagation, en mai 2017, avait contaminé plus de 200 000 ordinateurs dans 150 pays différents — en touchant notamment une partie des hôpitaux britanniques.

Dans un communiqué diffusé auprès de l’agence centrale coréenne d’information, un porte-parole lié au régime de Kim Jong-un fustige ces « spéculations sans fondement » : « La tactique du gouvernement britannique consistant à associer catégoriquement la République démocratique populaire de Corée à cette cyberattaque ne peut être interprétée autrement que comme une autre tentative malfaisante de leurrer la communauté internationale afin qu’elle ait encore moins confiance vis-à-vis de la République populaire démocratique de Corée. »

« Cet acte va au-delà des limites de notre tolérance et il nous amène à nous interroger sur le véritable objectif qui anime cette [accusation] du Royaume-Uni » poursuit-il.

WannaCry

Un intérêt financier ?

Ben Wallace, ministre britannique de la sécurité, s’est montré particulièrement affirmatif dans son accusation : «  Nous pensons que la Corée du Nord est l’État à l’origine de cette attaque mondiale contre [les systèmes informatiques]. […] Il m’est évidemment impossible d’entrer dans les détails des services de renseignement mais ils sont convaincus, comme plusieurs pays, que la Corée du Nord a joué ce rôle. »

La Corée du Sud estime que son voisin possède une équipe de 6 800 spécialistes dédiée à la cyberguerre, qui serait, dans ce cas précis, motivée par un intérêt financier : une récolte de fonds pour pallier les sanctions économiques internationales imposées contre le régime pour ses essais de missiles. La campagne s’est en tout cas avérée assez peu rentable puisqu’elle aurait récolté seulement 140 000 dollars en bitcoins.

Le régime de Kim Jong-un a toujours nié, depuis l’origine, les accusations dont il fait l’objet — alors que l’origine d’une cyberattaque s’avère difficile à prouver.

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