Wikileaks profite des affaires qui animent la politique française pour faire remonter des documents sur Marine Le Pen et François Fillon. Il ne s'agit pas de nouvelles publications et elles n'ont, pour la plupart, aucun intérêt.

Jamais le dernier quand il s’agit de faire du bruit, Wikileaks a annoncé dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2017 un non-événement qui joue avec les mots-clefs de la double actualité touchant la droite et l’extrême droite française. En effet, le site de Julian Assange annonce sur Twitter la mise à disposition d’archives sur François Fillon et Marine Le Pen. Très vite, le magazine russe Russia Today, dans sa version française, annonce la « publication de documents » sur les deux candidats. Le raccourci est très vite fait : il ne s’agit en fait que d’archives.

Pour rappel, le premier est impliqué dans une affaire dans laquelle il aurait reversé de l’argent public à sa femme et ses enfants pour des emplois qui n’ont pas encore été justifiés. L’enquête est en cours. La seconde est, elle, impliquée dans une affaire similaire : l’Europe lui demande de rembourser 300 000 € utilisés pour payer des assistants parlementaires fictifs.

Wikileaks en profite donc pour faire remonter ses dossiers sur Fillon et Le Pen. Nous les avons parcourus rapidement : les plus récents datent de la fin du mois de décembre 2016 et ne présentent pas beaucoup d’intérêt. Les plus anciens remontent parfois jusqu’à 2013 pour Le Pen, 2010 pour François Fillon. La date indiquée sous la mention « Released » montre depuis combien de temps ces documents sont librement accessibles.

On y trouve pêle-mêle des dépêches Reuters piochées dans les mails d’Hillary Clinton et de nombreux rapports gouvernementaux et autres sondages d’opinion commentés. Rien qui, a priori, ne permette d’étayer l’une ou l’autre des affaires.


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