Obama ne compte pas pardonner Edward Snowden tant qu'il ne se sera pas présenté devant la Cour de justice américaine. Sans totalement fermer la porter aux espoirs du lanceur d'alerte exilé en Russie.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a profité de la dernière tournée européenne de Barack Obama pour lui demander s’il serait prêt à pardonner le lanceur d’alerte Edward Snowden, exilé en Russie depuis 2013. Le président américain s’est montré très clair : il n’en a pas l’intention, notamment parce qu’il « ne peut pas pardonner quelqu’un qui ne s’est pas encore présenté à la Cour de justice ».

Obama reconnaît que Snowden a soulevé des « inquiétudes légitimes » mais il lui reproche de ne pas avoir respecté la procédure en vigueur au sein des services de renseignement américains en révélant comme il l’a fait le programme de surveillance massive exercé par la NSA.

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Le président poursuit :  « Au moment où M. Snowden se présentera aux juridictions compétentes pour plaider sa cause — ou le faire par l’intermédiaire ses avocats — je pense qu’on pourra aborder cette question ». Obama laisse ainsi un peu d’espoir au lanceur d’alerte, au cœur des débats grâce aux campagnes et longs-métrages pro-Snowden qui s’opposent à la lettre de sénateurs américains qui appellent à refuser son pardon.

Noa Yachot, leader de la campagne PardonSnowden.org, rappelle que « le Président peut pardonner n’importe qui ».

Il semble toutefois peu probable que Barack Obama accorde une grâce présidentielle Snowden avant la fin de son mandat. La question du lanceur d’alerte passera donc dans les mains de son successeur, Donald Trump, alors que le permis de séjour russe de Snowden doit expirer l’année prochaine. Comment Vladimir Poutine va-t-il gérer ce dossier ? Y aura-t-il une négociation ? La situation commence à devenir compliquée pour Snowden.

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