Amnesty International vient de publier un rapport alarmant sur le travail des enfants dans les mines de cobalt en République Démocratique du Congo qui implique les constructeurs d'objets technologiques.

Le cobalt est un minerai qui sert à fabriquer notamment les batteries au lithium utilisées dans la construction des smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Chaque année, la demande de cobalt augmente de 5 %. Amnesty International dénonce aujourd’hui dans un rapport les conditions de travail mortelles pour les enfants.

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les faits

50 % de la production mondiale de cobalt provient de la République Démocratique du Congo (RDC). Dans son rapport, Amnesty détaille les conditions de travail des enfants employés pour extraire ce minerai. Des journées de travail qui durent jusqu’à 12 heures, des extraction de cobalt qui s’opèrent sans masque ni vêtement de protection alors que les poussières causent des maladies pulmonaires mortelles.

Le rapport évoque également des mines artisanales clandestines, des tunnels meurtriers qui dépassent la profondeur autorisée et s’écroulent, formant alors des pièges pour les enfants. Un tableau proprement terrifiant.

Responsabilités

Une fois extrait, le cobalt est vendu dans des maisons d’achats. La loi congolaise n’oblige pas les acheteurs à connaître la provenance et l’origine du matériau. À la manière d’une « route de la soie » moderne, le cobalt est ensuite vendu en Asie pour la fabrication de nos smartphones et tablettes. Amnesty International explique dans son rapport avoir enquêté auprès de seize grandes multinationales, dont les géants de la technologie, utilisant du cobalt : une seule aurait avoué connaître la provenance du minerai les autres « ignorant » toute provenance. Le rapport ne mentionne pas laquelle.

Amnesty accuse également les États d’être responsables du travail des enfants dans les mines clandestines. La RDC d’une part, puisque le pays n’a pas encore mis en œuvre le nécessaire pour mettre fin au travail des enfants dans ces mines illégales et clandestines, mais aussi les États où siègent ces grandes multinationales qui ferment les yeux. Ces États, devraient, selon Amnesty, mettre en place des procédures de contrôle sur les conditions d’extractions du minerai. Un projet de règlement européen serait en cours de rédaction à Bruxelles.

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Ce rapport révèle une facette de la production d’objets technologiques trop longtemps passée sous silence. Si les conditions de travail dans les usines chinoises accaparent facilement l’attention des médias, le sujet de l’extraction des matériaux est bien trop souvent resté discret.

Mise à jour à 17h08, le rapport complet peut-être conuslté en cliquant sur le lien suivant : Rapport d’Amnesty International. 

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