10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 06 Juin 2008 à 13h19 - posté dans Société 2.0

La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !

1. Elle ne vise pas les pirates !

La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.

2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité

La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.

3. Elle est déjà obsolète.

Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d'en démanteler une, est-il utile d'aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?

4. Elle interdit même le P2P légal.

Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et consorts.

5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL

Pour mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d'infraction pendant une période longue. Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom du client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé (un remboursement d'impayé pour être retiré du fichage de la Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence.
On notera aussi que la conservation des données qu'implique la mise en oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.

6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.

La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.

7. Elle encourage la politique de l'autruche.

Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l'accord prévoit un délai d'un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.

8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen

Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."

9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.

Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.

10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat

Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l'envoi de 10 000 messages d'avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an. Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août 2006 pris en application de l'article R. 213-1 du code de procédure pénale prévoit que l'identification d'un abonné ADSL et de son fournisseur d'accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de 8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an, auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de 7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais à ce point ?

Publié par Guillaume Champeau, le 6 Juin 2008 à 13h19
 
 
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Commentaires à propos de «10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !»
 

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Le projet de loi HADOPI, ou selon son intitulé officiel « projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet », a pour objet de mettre en place un système de riposte graduée contre le téléchargement illégal et de créer un fichier national des contrevenants, sous la responsabilité d’une nouvelle autorité administrative indépendante dénommée Haute Autorité pour la diffusion des Å“uvres et la protection des droits sur internet (HADOPI).

Nous vous proposons d’en débattre sur le blog http://happeningjuri....wordpress.com/ et de vous prononcer dans le cadre d’un débat public qui aura lieu à La Cantine 151, rue Montmartre (Passage des panoramas) à Paris (IIème arrdt), le 16 octobre 2008 à partir de 19 h et qui sera également diffusé sur internet. Il vous sera alors possible de voter pour ou contre ce projet de loi.

http://www.dailymoti...de-loi-had_news
Débattre ? De quoi ? Voter pour quoi faire ? Êtes-vous au courant que les députés Européens ont voté à la majorité l’amendement 138 ?
@L'encafouneillé

Je pense que le système automatisé fera exactement comme toi pour savoir si le contenu est légal. Quand il fera du p2p il sera à la recherche d'un contenu spécifique.

Il faut bien comprendre que les gens qui font cet honorable métier agissent pour le compte d'un client et non comme les encore plus courageux agents de la force publique qui sont censés empêcher ou punir la moindre infraction dont ils ont connaissance.



ça m'empèche pas de penser à la suite. La loi passera car c'est le seul bébé "légal" du ministère de la culture et ça ferai mal à l'honneur du ministre.

Que faudra-t'il faire lorsqu'on recevra la première lettre de menace? l'ignorer, porter plainte? Quels sont les recours qu'on devra forger?

Le port de l'étoile jaune était aussi légal. C'était pire, mais pour combien de temps?
Et s'ils tiraient dans le tas? je veux dire: au lieu de s'embêter à chercher des téléchargeurs et les preuves qui vont avec, que se passerait-il si la Haute Autorité envoyait des milliers de e-mails au hazard? il y aurait bien dans le tas un bon pourcentage de "pirates"! et même sans preuves à l'appui, comme ces internautes sauront qu'ils téléchargent, ils vont penser que vraiment, le gouvernement a réussi à les chopper! et le tour est joué, certains internautes pris de peur vont stopper tout action P2P immédiatement. Donc un moyen pas cher pour freiner certains, c'est un gros Spam officiel! Et puis, si la personne était innocente, alors elle n'aura rien à craindre, si ce n'est une petite frayeur d'avoir été piratée...
steveblack, le 01/01/1970 - 01:00
Et s'ils tiraient dans le tas? je veux dire: au lieu de s'embêter à chercher des téléchargeurs et les preuves qui vont avec, que se passerait-il si la Haute Autorité envoyait des milliers de e-mails au hazard? il y aurait bien dans le tas un bon pourcentage de "pirates"! et même sans preuves à l'appui, comme ces internautes sauront qu'ils téléchargent, ils vont penser que vraiment, le gouvernement a réussi à les chopper! et le tour est joué, certains internautes pris de peur vont stopper tout action P2P immédiatement. Donc un moyen pas cher pour freiner certains, c'est un gros Spam officiel! Et puis, si la personne était innocente, alors elle n'aura rien à craindre, si ce n'est une petite frayeur d'avoir été piratée...
Bah c'est en pratique à peu près ce qu'ils vont faire, compte tenu de la fiabilité des relevés faits par les ayant-droits, et de l'absence d'étude de la viabilité des preuves, et même du dossier : les dossiers ne peuvent aucunement être étudiés, à 3 magistrats pour 10000 emails, 3000 recommandés, et 1000 suspensions par jour), ce qui fait 14000 dossiers par jour, soit un peu plus de 4600 dossier par magistrat par jour, pour une journée de 7h (pour une semaine de 35h, en supposant que les chiffres prévisionnels de la ministre ne prennent pas en compte le WE), soit environ 666 dossiers par heure, soit encore plus de 11 dossiers par minute par magistrat !

Par ces chiffres on ne peut que conclure déjà que les magistrats ne seront impliqués que dans les dossiers de suspension, soit 1000 par jour (à moins qu'ils ne soient capables de faire 11 clics par minute tout en étudiant des dossiers ?). À 1000 dossiers étudiés par les magistrats par jour, cela fait tout de même près de 48 dossiers par heure par magistrat, ce qui ne laisse qu'environ 1mn 15s par dossier pour chacun des trois magistrats. À ce niveau là, il n'est même pas imaginable qu'ils puissent étudier ces dossiers, vérifier la validité et la légalité des preuves, ou encore s'occuper des contestations effectuées par les internautes.
Il y aura peut-être un robot/logiciel appelé "Magistrator" capable de liquider 11 dossier par minute...

Enfin, qu'est-ce qu'ils vont dire après, quand ils verront que les ventes de CD/DVD n'ont pas augmenté? Le plupart des gens n'aurait pas acheté ce qu'ils téléchargent.
steveblack, le 01/01/1970 - 01:00
Enfin, qu'est-ce qu'ils vont dire après, quand ils verront que les ventes de CD/DVD n'ont pas augmenté? Le plupart des gens n'aurait pas acheté ce qu'ils téléchargent.
Simple, ils se diront qu'il faut aller encore plus loin dans le répressif, parce qu'ils n'auront toujours pas compris...
ou alors il nous pondront une autre loi, que l'on contournera encore une fois!!
Mais d'ici là, le président ne sera plus président : il sera dictateur ou rien du tout et les lois changeront peut être...
En attendant, on continue de faire comme avant et on croise les doigts pour espérer que cette loi scandaleuse ne passe pas!
supernana, le 01/01/1970 - 01:00
ou alors il nous pondront une autre loi, que l'on contournera encore une fois!!
Mais d'ici là, le président ne sera plus président : il sera dictateur ou rien du tout et les lois changeront peut être...
Il me semble que Sarkosy avait dit que si l'HADOPI ne donnait pas de résultat, il s'occuperait lui même du problème. Il ne doit pas avoir l'intention d'attendre la fin de son mandat pour décider du résultat.
ravi que cette loi nous sorte de la crise : )
Et oui bienvenue dans un etat policier !
Soit dit en passant, fallait pas voter pour sarko !
Donc ceux qui l'ont fait doivent assumer maintenant lol !
Et surtout n' ont PAS le droit de se plaindre .
Il est quand même étonnant de voir autant d'énergie dépensé pour faire passer cette loi contre le P2P et de voir d'un autre côté la faible mobilisation contre la pédophilie, ces 31 millions d'euros ne seraient pas plus utiles pour pister les vrais malfrats ?
Les honnètes citoyens qui ont vu dans l'élection de "Naboleon" une rédemption pour le France,ceux-ci qui téléchargent sans doute un "petit morceau pour mon lecteur MP3" vont se rendre compte que notre beau pays vit désormais sous un régime bananier.
Tout est en passe d'être surveillé,infiltré,enrégistré.Nous sommes dans une république de passe-droits,de nantis et de falsificateurs.
Peut-être ,un jour,les citoyens asservis seront capables de dire NON,de dresser un barrage à cette technocratie ubuesque tant nationale qu'européenne.
Hey
Moi je crois que le telechargement officiel de openoffice en P2P va tourner H24 et 365jr par an, :-)
Sinon, au moins au niveau d'une alternative legale au telechargement de contenu cinematographique, si je me rappelle bien, c'est la pub qui fait vivre TF1 et consors. Alors pourquoi ne pas proposer tout son contenu en telechargement legal et gratuit avec simplement de la pub non seekable en plein milieu. Ca ne generais personne et permettrait de faire rentrer le sacro-sain pognon qui gouverne le monde. Ceci tout en conservant la qualité de service que propose le telechargement illegal.
En tout cas, comme il est magnifiquement dit dans l'article, quelle absurdité de ne pas proposer l'alternative avant les sanctions.
une autre solution .hadopi passe et moi je vais plus acheter de cd ,dvd ,plus de concert ou de cinema ou de theatre .je relis les classiques de la litterature mondiale qui sont disponible gratuitement sur internet .voila ma reponse .
et quand les professionels de la musique et du cinema verront qu'ils font encore moins de frics qu'avant ils feront pression sur le gouvernement pour qu'il revienne sur sa loi debile
Création et internet-Hadopi concerne aussi le livre et par extension la bande dessinée. Les auteurs de BD disent - plutôt en mal - ce qu'ils en pensent ici. Intéressant :
http://www.neuvieme-...de-dessinee-516
Rien ne les fera changer d'avis de toute façon. Rappelez-vous la dadvsi: ils la voulaient, ils l'ont eue. :/

On le sait depuis un moment déjà: on est en réalité en monarchie. Les députés et sénateurs ne sont là que pour entériner des lois décidées en haut lieu. Ils votent presque toujours comme un seul homme.
D'ailleurs, devant cet état de fait, pourquoi ne pas réduire par 10 ou 20 leur nombre ? L'état ferait d'incroyables économies.
Bonjour à tous,
Oui, sans aucune hésitation, il est impératif de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ne s'instaure pas, sous prétexte de lutte contre le piratage numérique, une autorité disposant de moyens légaux pour venir espionner nos échanges à travers la toile. Demain, pour quelque raison que ce soit, ils ouvriront nos courriels, puis notre correspondance papier transitant par la Poste, etc.
Concernant Hadopi, une première parade simple, générant d’immenses complications juridiques pour tous ceux qui souhaiteraient mettre en Å“uvre les dispositifs répressifs prévus par le texte, peut être mise en Å“uvre, sans aucun coût, où presque. Il s’agit de créer une communauté comme celle proposée par « Fon » (pour ceux qui connaissent), qui consiste à permettre à n’importe quel internaute de se connecter en wifi via le modem routeur de tout abonné présent sur le territoire. Ainsi, tous les internautes seraient susceptibles d’être en état d’infraction vis-à-vis de ce texte, rendant impossible des sanctions ne pouvant être attribuées au titulaire d’un abonnement internet. D’une manière générale, une telle communauté de moyen devrait depuis longtemps avoir vu le jour.
H@ddock
H@ddock, le 01/01/1970 - 01:00
Oui, sans aucune hésitation, il est impératif de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ne s'instaure pas, sous prétexte de lutte contre le piratage numérique, une autorité disposant de moyens légaux pour venir espionner nos échanges à travers la toile.
Ce n'est pas vraiment (du tout) ce qui est prévu. Le principe serait plutôt que les ayant droits mettent en partage un certain nombre de fichiers protégés et relèvent les IP qui apparaissent comme pairs.

H@ddock, le 01/01/1970 - 01:00
Concernant Hadopi, une première parade simple, générant d’immenses complications juridiques pour tous ceux qui souhaiteraient mettre en Å�uvre les dispositifs répressifs prévus par le texte, peut être mise en Å�uvre, sans aucun coût, où presque. Il s’agit de créer une communauté comme celle proposée par « Fon » (pour ceux qui connaissent), qui consiste à permettre à n’importe quel internaute de se connecter en wifi via le modem routeur de tout abonné présent sur le territoire. Ainsi, tous les internautes seraient susceptibles d’être en état d’infraction vis-à-vis de ce texte, rendant impossible des sanctions ne pouvant être attribuées au titulaire d’un abonnement internet.
Amha ce genre d'initiative ne gênera en rien l'HADOPI, vu qu'il ne s'agit pas de rendre justice mais de matraquer en masse. En fait, tu auras encore plus de sanctions sur les mauvaises personnes et les chiffres du ministère seront encore meilleurs.

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