La RIAA intensifie la pression sur les étudiants américains
Guillaume Champeau - publié le Lundi 05 Mai 2008 à 15h23 - posté dans Musique Numérique
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On le sait bien en France, le budget des universités est tellement faible qu'il ne faut rien gâcher, et surtout pas au bénéfice d'intérêts privés. Mais aux Etats-Unis, la RIAA est en train d'asphyxier les services juridiques des universités, qui doivent traiter un nombre sans cesse croissant de plaintes adressées contre leurs étudiants P2Pistes. Ces dernières semaines, le nombre de plaintes aurait véritablement explosé.

Certes, en Droit, les demandes sont légitimes. Mais franchement, qui peut encore croire en 2008 que l'on peut empêcher les étudiants de télécharger la musique qu'ils veulent écouter sur les réseaux P2P ? Depuis février 2007, la RIAA envoie en masse des lettres de demandes de "conciliation amiable" (en fait une sorte de chantage appuyé par un site de e-commerce judiciaire) aux étudiants pris en flagrant délit de téléchargement, par l'intermédiaire de leurs universités. Les étudiants ne sont identifiés que par leur adresse IP, et c'est aux services de l'Université d'identifier l'étudiant et de relayer auprès de lui la demande de réparation du préjudice subi par les maisons de disques.

Entre février 2007 et février 2008, la RIAA a envoyé ainsi 5404 lettres de demandes de règlement amiable. Plus de 2300 étudiants ont accepté de payer leur amende sur le site de la RIAA, tandis que 2465 ont refusé, et sont désormais poursuivis devant les tribunaux.

Or il semble que le rythme s'accélère, et les Universités commencent à s'en plaindre. "Normalement on ne reçoit qu'une douzaine [de demandes] par an, maintenant c'est 4 à 6 notifications par semaine", se plaint ainsi le coordinateur de la sécurité informatique de l'Université de Saint Cloud State, à Ars Technica. Selon The Chronicle of Higher Education, le nombre de plaintes reçues serait monté à 13 dans les deux dernières semaines d'avril, alors qu'auparavant elle recevait une ou deux demandes par mois. L'Université George Washington a reçu 123 demandes la dernière semaine d'avril, contre 4 ou 5 d'ordinaire.

Pour le moment, il n'y a aucun impact visible sur le P2P. Il n'y en a jamais eu quelque soit la méthode employée. Mais le seul résultat direct et immédiat, c'est que les services des Universités sont débordés, et traiter les multiples demandes de la RIAA coûte de plus en plus cher.

La porte-parole de la RIAA Cara Duckworth affirme à Ars Technica que le lobby des maisons de disques n'a pas modifié ses procédures ces dernières semaines. Si e nombre de procédures a bien augmenté, c'est semble-t-il parce que les labels détectent désormais davantage de téléchargements qu'avant. "Nous nous battons constamment pour améliorer notre capacité technique à détecter le vol", explique Duckworth, sans en dire davantage.

La tactique de la RIAA vise moins à convaincre les étudiants d'arrêter de télécharger qu'à convaincre par l'usure les universités à bloquer purement et simplement tous les réseaux P2P. L'organisation des majors du disque espère ainsi que les Universités fourniront en échange à leurs étudiants des abonnements payants à des services de musique en ligne. Mais actuellement, ni les étudiants ni les Américains dans leur ensemble ne semblent vraiment intéressés par la musique en location...

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RIAA, Justice
 
 
5 commentaire(s)
 
excalibur
Le 05 Mai 2008 à 15h55
connaisse pas le p2p securisé au states ??
on saura qu'il auront télécharger un volume x mais quoi ????
sans doute la dernière video de vacances des parents et ce tous les jours pour en faire profiter les copains.
maintenant, bloquer le p2p, rien de plus facile. suffit de ramener les lignes sur un serveur qui bloque les ports. pourquoi en faire tout un fromage là bas.
dans la plupart des sociétés européennes, au vu du nombre de telechargement croissant au travail, la plupart des sociétés utilise ce système et ça fonctionnne quasi parfaitement.
tomy13
Le 05 Mai 2008 à 17h05


A mon avis ne veulent pas bloquer le p2p, mais veulent en tirer un profit par le chantage a la condamnation, ce n’est pas la même chose.
laskov
Le 05 Mai 2008 à 18h42
A quand une plainte des universités pour spam ?
lildadou
Le 05 Mai 2008 à 19h39
 
Les universités ont cas envoyer les frais de dossiers à la RIAA
alain57
Le 05 Mai 2008 à 22h35
 
ouai elles ont qu'a faire comme les FAI et opérateurs
facturé genre 100$ pour trouvé un nom derriere une IP

sinon ca doit etre des sacré noob les admins aux states, en europe, les université ou j'ai étudié ont toujours eut un systeme qui empeche les protocoles bizares

ok tu peux quand meme prendre sur rapidshare ou d'autres services
ou tenter de passer avec du tunneling
mais en general, emule sans rien faire ca ne passe pas....

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