Canal+, qui vient d’ouvrir son service de Catch-up TV en ligne et qui se méfie beaucoup des « méchants pirates« , a signé un accord avec la plateforme Kewego « pour œuvrer à une meilleure protection des contenus de la chaîne premium sur le réseau des plateformes vidéo opérées par Kewego ». Parmi ces plateformes figurent notamment Wideo du groupe M6, ou des services vidéo de France Télévisions, L’Equipe, et Orange.

Pour bloquer toutes les vidéos de Canal+, Kewego agira selon deux stratégies. Il intègre d’abord sur son système un système qui calcule l’empreinte des vidéos qui ont déjà été supprimées ou rejetées, afin d’éviter qu’elles puissent être publiées à nouveau sur la plateforme. En parallèle, Canal+ fournira à Kewego une base de données avec les empreintes numériques de ses émissions. Si un internaute tente d’envoyer une vidéo avec une empreinte présente dans la base de données, elle sera automatiquement rejetée.

Les deux partenaires n’ont pas désigné la technologie employée pour ces empreintes, mais il s’agit très probablement du procédé Signature de l’INA, déjà employée dans un accord similaire entre Canal+ et Dailymotion.

L’accord avec Kewego met fin à une plainte qui avait été déposée en mai dernier contre la plateforme. « Nous sommes ravis que KEWEGO s’engage à nos côtés dans la protection de nos contenus et contribue à veiller au respect de nos clients, de nos auteurs et de nos ayants droit« , s’est félicité Rodolphe Belmer, Directeur général adjoint en charge de l’Edition du groupe Canal+. « Les différentes techniques de protection de nos programmes adoptées par KEWEGO nous rendent confiants dans l’avenir et dans la protection de la chaîne de valeur« .

A condition que le P2P ne fasse pas son grand retour si les blocages et la censure se font trop oppressants…

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