L’alliance des verts avec l’EFA est l’une des sept plus grandes coalitions du parlement Européen. Elle vient juste de lancer une campagne « I Wouldn’ Steal ». Je ne volerais pas. Pour l’occasion, elle propose un petit film dans lequel elle dénonce l’attitude des majors et studios. Le message est clair : je ne volerais pas de voiture, mais je téléchargerais un film. « L’industrie culturelle n’a pas réussi à offrir des alternatives légales et à convaincre le consommateur que partager revenait à voler. » explique le communiqué de présentation. « Malheureusement, elle a réussi dans un tout autre domaine : faire du lobbying pour adapter les lois afin de ciminaliser le partage et faire passer les consommateurs pour des brigands. Elle prétend que ses lois sont nécessaires pour supporter les artistes, mais en réalité, tout ce qu’elles protègent, ce sont ses propres profits. »

Ce que veulent les verts, c’est de réformer le système. Ils proposent notamment une taxe sur la publicité télévisuelle ou radiophonique, qu’ils considèrent comme une pollution mentale, et dont les profits iraient dans la poche des artistes. Mais le système de redistribution est aussi à revoir, car tout le monde sait que ce sont les plus gros poissons qui s’accaparent la plus grosse part du gâteau et les petits n’ont que des miettes. L’idée, ce serait donc de mettre en place un système de royalties dégressives. Au plus un morceau serait diffusé, au moins il ferait gagner d’argent à ses ayants droit.

La campagne des verts est soutenue par Torrentfreak ou The Pirate Bay. Les verts n’ont pas une place prédominante au parlement européen, ils occupent 42 sièges sur 785, mais le fait qu’ils défendent ces idées a le mérite d’amener le débat dans une toute autre direction que celle qu’elle a pris aux Etats-Unis.

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