RIAAJusqu’où faut-il aller pour que la RIAA et les maisons de disques dans leur ensemble réalisent l’absurdité totale de leur politique de répression contre les internautes ? Ces mêmes internautes, leurs propres clients – ou potentiels clients, doivent désormais s’armer financièrement pour résister contre le lobby qui voudrait les forcer à consommer « de la bonne manière ». La Free Software Foundation (FSF) vient en effet de mettre sur pieds un fonds de soutien destiné à payer les travaux d’experts capables de témoigner devant les tribunaux pour mettre en évidence la fragilité des « preuves » apportées par la RIAA lorsqu’elle porte plainte contre un internaute.

S’il ne fait pas de doute que de nombreux P2Pistes poursuivis par la RIAA sont effectivement coupables d’avoir partagé des chansons illégalement sur Internet, les séries d’échecs de la RIAA ces derniers mois ont démontré à plusieurs reprises la faiblesse de ses procédures et de ses preuves. Or il n’est pas toujours simple, même lorsque l’on est de bonne foi, de faire accepter à un tribunal que les « preuves » apportées par le lobby du disque ne sont pas aussi fiables qu’elles le paraissent. La nécessité de pouvoir se défendre efficacement est devenue pressante depuis la condamnation de Jammie Thomas à payer 220.000 dollars de dédommagement pour seulement 24 titres partagés.

Les internautes américains sont ainsi appelés à faire don d’une somme de leur choix au fonds de soutien, qui sera pour des dossiers choisis en concertation avec des avocats spécialisés dans les dossiers, en particulier Ray Beckerman, qui s’est montré le plus vigoureux contre la RIAA.

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