Le voilà, l’album de Saul Williams que l’on attendait de voir sortir avec un modèle proche de Radiohead. Vous pouvez soit le télécharger gratuitement, soit verser 5 $ de soutien à l’artiste. Petite coïncidence, il est produit par Trent Reznor, qui fait aussi parti de cette nouvelle tendance consistant à claquer la porte à l’industrie du disque.

« Le seul choix à faire est de sauter du navire des vieilles vérités, faire confiance aux dauphins et nager vers le changement » déclâme Saul Williams dans le texte très lyrique où il présente son nouvel opus. Intitulé « The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust », il détourne le nom de l’album de David Bowie « The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » pour lui donner une connotation raciale et va jusqu’à prophétiser la mort des labels.

« La plupart des gens n’ont pas conscience du monde de l’art et du commerce où l’exploitation dépouille chaque artiste comme un nègre » explique-t-il. « Chaque label, à l’instar de l’apartheid, nous divise par nos différences et nous bat jusqu’à ce que nous acceptions les plus petits chiffres. Ce qui tombe entre les mailles du filet, c’est une pile de disques empilés sur la montagne de talents qui ne sont pas mis en lumière. » Saul Williams, qui avait pour habitude de changer de label pour chaque album – opération répondant généralement à la logique du plus offrant – n’a pas dû garder un très bon souvenir de cette époque.

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