En cet ère de désaveu des DRM, qui ont largement prouvé leur inefficacité et ont toujours constitué un frein à la consommation plus qu’autre chose, certains cherchent des alternatives. Pumit en fait parti. La question n’est pas ici de savoir comment bloquer les fichiers pour les rendre quasi-inutilisables, mais plutôt de promettre à son propriétaire de lui offrir un plus grand contrôle sur la façon dont ils sont utilisés.

Il s’agirait par exemple pour un éditeur vidéo de diffuser le concert complet d’un artiste sur le peer-to-peer, puis de demander au spectateur, après les trois premiers morceaux, de payer ou d’entrer son e-mail pour voir le reste. Autre application de ce service, un studio qui souhaiterait offrir une avant première de son film aux critiques aurait la possibilité de restreindre son visionnage aux personnes autorisées seulement (en définissant par exemple un ordinateur et un lieu où le film pourrait être regardé).

Pumit combine en fait plusieurs technologies déjà existantes afin de les réunir au sein d’un même système ayant pour but de respecter la volonté des ayants droit. Chaque fichier « PUMisé » sera traçable, ce qui permet d’obtenir des statistiques sur le nombre de fois où il a été ouvert, son canal de distribution, etc.

Pumit laisse le propriétaire décider des moyens de distribuer son œuvre : peer-to-peer, site Web, e-mail, clé USB, CD, DVD, etc. Autre aspect intéressant, les options du fichier peuvent être constamment mises à jour même une fois celui-ci distribué, par exemple en l’ouvrant à d’autres canaux ou en en modifiant la restriction.

Ce service a comme avantage sur les DRM de favoriser la découverte plutôt que de la bloquer. Reste à Pumit de faire ses preuves, autant en réussissant à ce que les ayants droit lui fasse confiance, qu’en évitant de faire fuire les utilisateurs finaux.

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