Chasse aux P2Pistes : le point sur les conditions juridiques
Guillaume Champeau -
publié le Jeudi 11 Octobre 2007 à 16h10 -
posté dans Peer-to-Peer
Le patron de la Fnac Denis Olivennes doit rendre à la fin du mois ses conclusions sur les solutions proposées pour lutter contre le téléchargement illégal. Il sera question, très certainement, de contourner les obstacles juridiques actuels qui protègent le public, en mettant en place des "radars" sur les réseaux. Le bloggeur et juriste Kazz nous offre une excellente synthèse de l'environnement juridique actuel : L'encadrement juridique de la collecte d'adresses IP par les gestionnaires de droits d'auteur
Reproduit avec l'aimable autorisation de Kazz
2. L'adresse IP est bien une donnée personnelle, malgré l'interprétation des magistrats parisiens. Il s'agit en effet d'une donnée dite indirectement nominative. La CNIL se fait pas faute de le rappeler et son interprétation est aussi celle de l'Union Européenne. 3. La levée de l'anonymat ne peut, elle, être obtenue que des fournisseurs d'accès (FAI), qui seuls détiennent les coordonnées des abonnés auxquels ils allouent une adresse IP à un moment donné. 4. La loi autorise les sociétés d'auteurs ou producteurs à procéder à la collecte des données indirectement nominatives que sont les adresses IP après autorisation par la CNIL. Mais elle ne les autorise pas à obtenir directement des FAI la levée de l'anonymat en l'absence de poursuites pénales. 5. La collecte d'adresses IP doit observer un principe de proportionnalité . Dans la première autorisation qu'elle consentit à une collecte d'adresses IP à partir d'une exploration de réseau P2P, la CNIL prit soin de préciser qu'une telle collecte ne pouvait servir que d'indices remis à l'autorité publique : "[les données] ne seront recueillies que dans le seul but de permettre la mise à disposition de l'autorité judiciaire d'informations et ne pourront acquérir un caractère nominatif que dans le cadre d'une procédure judiciaire" [7].
[1] Afin de valider le constat d'infraction sur un réseau P2P : http://www.foruminternet.org..caparis-13e-chambre--a-15-mai-2007.html [2] Sur le site de la CNIL : http://www.cnil.fr/index.php?id=2244 [3] Avis n°4/2007 sur le concept de données à caractère personnel, page 18 : http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/docs/wpdocs/2007/wp136_fr.pdf [4] Article 13 d) de la Directive 95/46/CE : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:31995L0046:FR:HTML [5] Voir G. Champeau sur Ratiatum.com le 19 juillet 2007 : http://ratiatum.com/news5376_La_Justice_europeenne_devrait_proteger_les_P2Pistes.html [6] Document de travail sur les questions de protection des données liées aux droits de propriété intellectuelle, disponible à http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/docs/wpdocs/2005/wp104_fr.pdf [7] Autorisation du 24 mars 2005 accordée au S.E L.L.: http://www.cnil.fr/index.php?id=1801&news[uid]=254&cHash=6a705d2d30 [8] La CNIL n'est pas épargnée par la pingrerie française en matière de justice, comme le relate cette brève de legalbiznext.com : http://www.legalbiznext.com/droit/La-Commission-Nationale-de-l à lire aussi
72
Commentaires à propos de «Chasse aux P2Pistes : le point sur les conditions juridiques»
où avez vous vu qu'un journaliste 'sait causer la france'? c'est pas en 3ans après le bac qu'on va en faire un éternel.
ami de la musique, je te souhaite de t'en sortir. Au fait, quel est le style de ta musique? rassures-toi, c'est pas pour t'attaquer, c'est juste parce que je suis curieux. Sinon il faudra que tu atteignes au minimum les ventes d'une madonna ou d'un radiohead pour esperer pouvoir t'affranchir des majors car sinon c'est pas eux qui vont t'aider à t'en sortir en diffusant de plus en plus ligne, diffusion sur laquelle tu ne toucheras rien puisque c'est la loi, pas de support physique...Tu gagnerais bien plus en notoriété et reconnaissance en faisant ton site ou un blog (beurk...), te faire référencer et diffuser ta musique avec des liens sur le p2p. A moins qu'en tant qu'ancien journaliste tu t'aies dit 'aller, je vais me reconvertir dans la musique pour me faire de la tune' (j'en sais rien), auquel cas dépèches toi car y'a de moins en moins de chance que ce soit le cas, les nouvelles merdes qui sortent font de moins en moins recettes, les gens sont saturés et perso, mais je dois pas etre le seul, tu ne remplaceras jamais un bon midnight oil, rage, hendrix ou autre kansas, otis redding, beach boys ou je ne sais quoi d'autre encore et pas necessairement connu, pas parce que je ne suis pas ouvert à de nouveaux trucs (Teriyaki Boyz, dead status celebrity, linkin park, ridan, gavroche, Joan Osborne ou ce que tu veux) mais parce que je trouve déjà amplement ce qui me convient dans ce qui existe depuis des lustres, même s'il peut bien sûre en arriver d'autres, et ca les majors ne peuvent plus le changer. euh..au fait le titre du topic c'etait pas "le point sur les conditions juridiques"?.. Non, il vérifie juste qu'il existe un accord du verbe dont l'orthographe correspond ;€}.
Mais ça évite le gros des fautes, après il faut continuer à faire un peu attention... Hybrid, le 01/01/1970 - 01:00 Non, il vérifie juste qu'il existe un accord du verbe dont l'orthographe correspond ;€}. Mais ça évite le gros des fautes, après il faut continuer à faire un peu attention... Dommage... En fait, il a sans doute eu raison, notre "nouvel ami", d'abandonner le journalisme pour faire de la musique (surtout à notre époque où beaucoup de "musicos" s'autoproclament "artistes", aidés il faut bien le dire par les majors, pour cela) ... supaloopa, le 01/01/1970 - 01:00 Natasha, le 01/01/1970 - 01:00 Walding, le 01/01/1970 - 01:00 NooD, le 01/01/1970 - 01:00 Etant donné que la collecte d'adresses IP est interdite en Europe : Comment font les ayants droit pour porter plainte contre une personne ? Autrement dit, d'où viennent les procès contre les p2pistes ? Car à moins de mettre son nom, son prénom et son adresse à la place de son pseudo emule, je ne vois pas bien. Si vous pouviez m'éclairer. merci pour l'info sur le correcteur d'orthographe, je n'ai plus qu'une chose à dire : wait and see
je crois de toute façon que vous êtes des personnes malhonnêtes, vous devez faire des boulots de m...e pour taper sur un artiste passioné (ps: j'ai vendu des millions de disques connards) supaloopa, le 01/01/1970 - 01:00 (ps: j'ai vendu des millions de disques connards)T'es caissier à la Fnac NooD, le 01/01/1970 - 01:00 Bonsoir, Etant donné que la collecte d'adresses IP est interdite en Europe : Comment font les ayants droit pour porter plainte contre une personne ? Autrement dit, d'où viennent les procès contre les p2pistes ? Car à moins de mettre son nom, son prénom et son adresse à la place de son pseudo emule, je ne vois pas bien. Si vous pouviez m'éclairer. Merci d'avance Bonne soirée. La pluspart des procès "P2P" qui ont eu lieu en France trouvent leur origine dans une autre procédure : En gros les flics ont débarqué pour du canabis ou du vol ou ... et ont remarqué toute la pile de CD gravés, ou encore mieux ont trouvé l'ordi en marche avec emule dessus... Dans d'autres cas c'est de la vile dénonciation, tout bêtement, donc méfiez-vous toujours de vos amis Enfin dans quelques cas les gens s'en ventaient sur des forums ou proposaient carrément leurs titres sur des sites ; et les flics ont pu remonter la filière. Framasoft à mis en ligne le lien vers le communiqué qui fait suite à la fin de auditions par la commission théodule.
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a reçu Denis Olivennes le 12 octobre 2007, afin de faire le point sur le déroulement des travaux de la mission qui lui a été confiée. Cette mission avait été installée le 5 septembre dernier, rue de Valois, par Christine Albanel et par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi. Denis Olivennes a indiqué que les nombreuses auditions auxquelles il a procédé, qui devraient s’achever à la fin du mois, ont d’ores et déjà permis d’entendre les représentants des ayants droit, des fournisseurs d’accès à Internet, des consommateurs et des diffuseurs de contenus, tous représentés à un très haut niveau. Sur l’état d’esprit de ces auditions, Denis Olivennes a souligné que les acteurs, ouverts et coopératifs, sont manifestement désireux d’aboutir à une solution commune qui permette de prévenir le piratage et de développer l’offre légale. Concrètement, les positions exposées lors des auditions convergent vers trois points de consensus : la mise en oeuvre, inspirée d’exemples étrangers, notamment américain et britannique, d’un système d’avertissement en cas de téléchargement illégal et de sanction proportionnée à la gravité des actes en cas de récidive ;la recherche d’assouplissements, au bénéfice des consommateurs,des modalités de téléchargement légal des fichiers, s’agissant notamment de l’interopérabilité (DRM) et de la rapidité de mise à disposition des oeuvres(chronologie des médias) ; - la nécessité de poursuivre plus avant les travaux sur la question du filtrage des contenus illicites, qui apparaît comme une piste prometteuse pour l’avenirmais sur laquelle pèsent encore d’importantes incertitudes techniques etjuridiques. Denis Olivennes a souligné que sa démarche de rapprochement des points de vue devait être encore approfondie sur deux sujets : - les modalités concrètes de mise en oeuvre du mécanisme d’avertissement et de sanction, et notamment la répartition des responsabilités entre les représentants des ayants droit, les fournisseurs d’accès à Internet et les pouvoirs publics ; - la nature exacte et le calendrier de mise en oeuvre des mesures d’incitation au téléchargement légal ; à cet égard, les fournisseurs d’accès attendent des initiatives fortes et immédiates, les ayants droit, pour leur part, demeurant partagés, tant sur l’étendue de ces mesures que sur le moment le plus opportun pour les mettre en oeuvre. La Ministre a félicité Denis Olivennes et les membres de la mission. Elle a salué les premiers résultats de cette concertation. Elle a formé le voeu qu’ils permettent de déboucher sur des mesures efficaces et recueillant la plus large adhésion possible des parties prenantes, aussi bien du monde de l’Internet que de celui de la Culture Jailbreak, le 01/01/1970 - 01:00 supaloopa, le 01/01/1970 - 01:00 (ps: j'ai vendu des millions de disques connards)T'es caissier à la Fnac supaloopa, le 01/01/1970 - 01:00 merci pour l'info sur le correcteur d'orthographe, je n'ai plus qu'une chose à dire : wait and see je crois de toute façon que vous êtes des personnes malhonnêtes, vous devez faire des boulots de m...e pour taper sur un artiste passioné (ps: j'ai vendu des millions de disques connards) Un ex-journaliste passé à la musique ayant vendu des million de disques? Je t'ai reconnu Marilyn Manson! On est désolé de mal réagir quand un prétendu artiste vient nous menacer. C'est pas avec ce genre d'attitude que je me remettrai à consommer les produits d'une industrie culturelle qui se moque de ses clients. Je consommerai uniquement des oeuvres libres que je peux mettre en partage sans etre inquiété sur mon logiciel de p2p favori. Et alors explique moi, sombre abruti, comment tu feras pour m'obliger à consommer? Que pourra t on faire contre moi qui utilise l'echange de fichier dans la plus stricte légalité? PS: Es tu la meme personne inscrite sur smartorrent et qui échange des films sous le pseudo de supaloopa? Ca aussi c'est illégal, hein? DerKraKen, le 01/01/1970 - 01:00 C'est pas avec ce genre d'attitude que je me remettrai à consommer les produits d'une industrie culturelle qui se moque de ses clients. Je consommerai uniquement des oeuvres libres que je peux mettre en partage sans etre inquiété sur mon logiciel de p2p favori. Et alors explique moi comment tu feras pour m'obliger à consommer? Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 Le problème n'est-il pas aussi là ?Faisons fi des subtilités de vocabulaire. L'industrie culturelle produit des biens de consommation destinés a etre consommés par des clients potentiels. Hors, je ne peux plus partager les oeuvres que j'ai acheté, sinon je suis un "pirate". Je précise qu'avant DADVSI, je partageais les oeuvres que j'achetais, j'en téléchargeais aussi des tonnes, mais j'en achetais aussi des grandes quantités. Depuis cette loi, j'ai arréter d'en partager, d'en acheter et d'en télécharger, comme ça: pas d'histoire. Je n'échange plus que des oeuvres dont j'ai le droit de partager(Creative Commons et autres). Je ne changerai d'attitude que lorsque le "piratage" deviendra légal(licence globale par exemple). Et si ça n'arrive jamais? Ben j'acheterai jamais plus d'oeuvres soumises au droit d'auteur. Je n'en ai pas besoin pour vivre. En revanche, l'industrie culturelle à besoin de moi (le client) pour exister. DerKraKen, le 01/01/1970 - 01:00 Faisons fi des subtilités de vocabulaire. L'industrie culturelle produit des biens de consommation destinés a etre consommés par des clients potentiels. Hors, je ne peux plus partager les oeuvres que j'ai acheté, sinon je suis un "pirate". Je précise qu'avant DADVSI, je partageais les oeuvres que j'achetais, j'en téléchargeais aussi des tonnes, mais j'en achetais aussi des grandes quantités. Depuis cette loi, j'ai arréter d'en partager, d'en acheter et d'en télécharger, comme ça: pas d'histoire. Je n'échange plus que des oeuvres dont j'ai le droit de partager(Creative Commons et autres). Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 C'était pourtant déjà illégal avant DADVSI...Certes mais on pouvait espérer à l'époque la mise en place de la licence globale, qui aurait permis de légaliser cet état de fait. Pas de licence globale = j'arrete d'acheter et je ne partage que des contenus légaux. DerKraKen, le 01/01/1970 - 01:00 Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 C'était pourtant déjà illégal avant DADVSI...Certes mais on pouvait espérer à l'époque la mise en place de la licence globale, qui aurait permis de légaliser cet état de fait. Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 .../... conduire avec la boîte à gants remplie de PV en attendant l'amnistie du 14 juillet Ben, ça, ce n'est pas un délit ! Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 DerKraKen, le 01/01/1970 - 01:00 Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 C'était pourtant déjà illégal avant DADVSI...Certes mais on pouvait espérer à l'époque la mise en place de la licence globale, qui aurait permis de légaliser cet état de fait. Comme légaliser l'argent détourné des services du fisc dans de paradis fiscaux sans payer les amendes qui seraient normalement dues à l'administration fiscale au prétexte de faire retourner cet argent en France. N'oublie pas qu'a 223 000 dollar les 24 morceaux téléchargés, ce sont de graves délits financiers qui méritent la clémence de l'administration pour éviter de pénaliser l'innovation. Sinon lien vers le compte rendus de l'april donné par framasoft. Natasha, le 01/01/1970 - 01:00 Calopus, le 01/01/1970 - 01:00 .../... conduire avec la boîte à gants remplie de PV en attendant l'amnistie du 14 juillet Ben, ça, ce n'est pas un délit ! Evidemment que conduire en ayant des PV dans la boîte à gants n'est pas un délit, je parlais des PV en soi qui constatent l'infraction et donc la contravention ou le délit (enfin, je sais pas si on peut se balader avec des PV pour ce dernier cas), mais tu avais très bien compris bourgpat, le 01/01/1970 - 01:00 Comme légaliser l'argent détourné des services du fisc dans de paradis fiscaux sans payer les amendes qui seraient normalement dues à l'administration fiscale au prétexte de faire retourner cet argent en France. N'oublie pas qu'a 223 000 dollar les 24 morceaux téléchargés, ce sont de graves délits financiers qui méritent la clémence de l'administration pour éviter de pénaliser l'innovation.
|
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
1 offres à partir de 138 €
2 offres à partir de 34 €
3 offres à partir de 24 €
3 offres à partir de 20 €
Télécharger
restauration msn messenger,
index php,
emule,
passion,
torrent,
adobe flash player,
montage video,
cryptage emule islande,
Accès rapide :
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
|
bénéficiaire; les majors nous exploitent depuis trop longtemps mais cela n'était pas mon propos.
Je voulais simplement dire que la méthode douce n'ayant pas donner de bons résultats (svp arretez de télécharger; respectez les artistes etc...) les autorités vont faire sur la toile ce qu'ils ont fait sur les routes ou dans les restaurants : taper sur la tête !!! l'être humain ne comprends que cela !!!!
Je ne t'ai attaqué sur l'orthographe, que parceque tu t'es toi-même présenté ici, comme étant un ancien journaliste ! C'est cela qui est cocasse !
Il conjugue même les verbes, ce correcteur orthographique !
[Edit typo]