Sony BMGL’affaire du rootkit de Sony BMG continue de faire couler de l’encre dans nos écrans LCD. Souvenez-vous. En juillet dernier, nous rapportions que la maison de disques, accablée dans les médias et par les consommateurs pour avoir vendu en 2005 des CD infestés de DRM dangereux pour l’intégrité des ordinateurs, avait décidé de porter plainte contre Amergence, l’acquéreur de l’une des deux technologies alors employées par Sony pour contrôler les copies des CD vendus aux consommateurs. La protection en question était le (très inefficient) MediaMax de Suncomm.

Bien que le MediaMax était beaucoup moins nocif que son compagnon, le XCP de First4Interet, c’est contre Suncomm/Amergence que Sony BMG avait décidé de porter plainte, histoire de pouvoir faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre qu’elle-même. La maison de disques réclamait 12 millions de dollars de dommages et intérêts. Etonnée, Amergence n’avait pas manqué d’aplomb en notant que si son concurrent First4Internet n’avait pas dissimulé un rootkit dans son système, le scandale n’aurait probablement jamais explosé, et tout le monde se serait porté pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Finalement, Amergence a indiqué que Sony BMG avait retiré sa plainte. Mais l’affaire n’en finira pas là. La société s’estime salie par la plainte de la maison de disques, et la direction du groupe indique à ses actionnaires qu’elle prépare actuellement une contre-attaque judiciaire. Elle reproche notamment à Sony BMG d’être directement responsable de l’annulation de l’acquistion de Sonic Mountain/Odeo.com, annoncée le 11 juin 2007 à la presse, mais avortée à la demande de Sonic Moutain suite à la plainte du label.

La suite au prochain épisode…

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