Droits d'auteur : 14 ans de protection avant le domaine public ?
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 17 Juillet 2007 à 11h49 -
posté dans Société 2.0
Pivot du droit d'auteur, la durée de protection des droits est rarement placée au centre des débats. Elle est pourtant essentielle. Dans un mémoire publié ce mois-ci, le chercheur britannique Rufus Pollock calcule qu'une durée optimale de protection d'une oeuvre serait de 14 ans après sa création.
Pendant toute la durée de protection des droits, l'auteur de l'oeuvre et les titulaires de droits voisins (producteurs, artistes-interprètes...) jouissent de droits exclusifs qui, comme leur nom l'indique, excluent le public de la jouissance de l'oeuvre, sauf à monayer une autorisation. Or le droit d'auteur est d'abord un contrat social passé entre la société et les créateurs. La société souhaite disposer d'oeuvres artistiques pour s'épanouir, et les créateurs souhaitent pouvoir vivre de la création de ces oeuvres. Il a donc été décidé d'octroyer un monopole temporaire pendant lequel l'auteur pourrait monayer la diffusion et l'exploitation de son oeuvre, le temps de la rentabiliser pour en créer une autre. La société attendrait que l'oeuvre passe dans le domaine public, après expiration du monopole, pour en jouir pleinement et sans frais supplémentaire. En attendant, les plus aisés dans la société aiderait l'auteur à vivre de sa création. Or en repoussant toujours plus loin le temps de passage au domaine public, le législateur repousse d'autant le bien être de la société et dans une certaine mesure l'encouragement à la création. Un auteur qui dispose d'une rente à vie sur une oeuvre à succès n'est pas encouragé financièrement à créer une nouvelle oeuvre pour le bien de la société. Durée rationnelle contre dureté du lobbyisme Sur ces bases, le chercheur Rufus Pollock a mis au point des équations complexes (.pdf) pour calculer la durée optimale de protection des oeuvres, là où les courbes du bien-être de la société et du bien-être des artistes se croisent en leur plus haut point. Après avoir posé les bases théoriques de son calcul, cet étudiant de Cambridge a pris en compte les données chiffrées à sa disposition pour calculer que la durée optimale de protection serait autour de 14 années après la création de l'oeuvre. Soit deux fois moins que la durée maximum fixée en 1710 par le Statute of Anne. Pour comparaison, on considère qu'une oeuvre est aujourd'hui protégée entre 70 et 120 ans après sa création, en fonction de l'âge de son auteur. Le fait que la durée optimale calculée soit inférieure à celle prévue dans la première loi sur le droit d'auteur n'est pas tout à fait un hasard. Dans son mémoire, Pollock explique que la durée de protection doit baisser à mesure que le stock d'oeuvres disponibles augmente. En 1710, il fallait construire une base culturelle à diffuser à travers l'Angleterre. En 2010, la société dispose déjà de millions d'oeuvres créées de longue date, fixées et distribuées maintenant numériquement. Il faut moins de nouvelles oeuvres pour assurer le même bien être social, explique en substance le chercheur. De plus, les nouvelles technologies baissent considérablement les coûts de production et de diffusion des oeuvres, et donc le seuil de rentabilité. Pollock encourage donc les législateurs à ne pas étendre la durée de protection des droits et même à commencer à les réduire progressivement pour les nouvelles oeuvres. Encore faut-il qu'il puisse être entendu. Comme le note lui-même le britannique, "le niveau de protection n'est en général pas déterminé par un législateur bienveillant et rationnel, mais plutôt par le lobbying". Il se trouve de fait beaucoup moins de lobbyistes à demander un abaissement de la durée de protection que de lobbyistes intéressés par une durée de protection toujours plus forte : maisons de disques, studios de cinéma, presse écrite, éditeurs de livres, éditeurs de logiciels, créateurs de bases de données, dessinateurs, chorégraphes, compositeurs, architectes, etc., etc. Cette divergence entre l'intérêt général rationnel et l'intérêt particulier protégé par les lobbys n'est cependant pas une exclusivité du droit d'auteur. Les associations de protection de l'environnement en savent quelque chose. Elles, en revanche, ont commencé depuis longtemps à s'organiser pour résister. (merci à Kraftonz pour l'information) à lire aussi
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Commentaires à propos de «Droits d'auteur : 14 ans de protection avant le domaine public ?»
deusirae, le 01/01/1970 - 01:00 Voilà, tout est dit !!! Les exemples pris d'auteurs qui gagnent peu sont toujours des exemples d'auteurs "post modernes artistico abstrait" ou "de musique classique moderne", en gros ce que le commun des mortels jugent comme inaudible au pire, juste chiant au mieux. Je me fiche profondement que Johnny Halliday et Michel Polnareff soient ce que "le commun des mortels" juge comme étant audible, et je me reserve le droit de vouloir écouter de la musique "abstracto-post-chiante", et j'espère bien que tout les artistes "chiant et inaudible" de la planète trouveront les moyens économiques et stratégiques de s'imposer malgré et contre toute les tentatives des masses bien-pensantes et "conformes" des les faire rentrer dans les rangs de la "bienséance auditive" Mais personne n'a jamais dit que le commun des mortels avait bon gout. Nous parlions ici de rentabilité de la musique. Si les gens ne veulent pas acheter un oeuvre parce qu'il la trouvent chiante, c'est quand même leur droit.
Et qu'un artiste qui fait une oeuvre d'un style qu'il sait difficilement vendable se plaingne qu'elle ne se vend pas, là je trouve ca grotesque, comme d'essayer de vendre des congélateur aux inuits et pleurer qu'ils en achètent pas. Et en poussant plus loin, un droit d'auteur plus court pourrait permettre une plus large diffusion (puisque gratuite) de ces oeuvres au bout de qqs années, et pourquoi pas de les faire découvrir à une population qui en aucun cas ne serait prête à payer pour les entendre. Quand à l'argument Pascal Nègre, il découle exactement de cela : une radio paye le même prix si elle diffuse la dernière merde à la mode qui lui assure plein d'auditeur (donc plein de revenus pub) que si elle diffuse un artiste inconnu (donc moins d'autiteurs). Si déjà elle pouvait ne pas payer pour diffuser les premiers albums de Ange par exemple, de petites radios sans gros moyens pourrait se lancer dans l'aventure plutot que prendre la facilité. Si on te fait payer le même prix la ferrari et la clio, peu de gens vont ruoler en clio. Topless, le 01/01/1970 - 01:00 pourquoi toujours parler des exceptions ? intermittent du spectacle ça te dit quelque chose ? Par exemple, les artistes qui vont te chanter la comédie musicale "les dix commandement" toucherons de l'argent pour leur représentation "au jour le jour" (rien à voir avec le droit d'auteur), par contre l'auteur touchera à chaque représentation pour laquelle il n'aura pas fait le moindre effort ! De plus, chose plus drole, la trouve initiale de la comédie musicale va toucher de l'argent sur la vente de CD... par contre la troupe qui fera plus tard la représentation ne touchera rien... pourtant ils ont fait le même travail d'intermétant du spectacle non ? Tout ça pour dire qu'il faut pas tenter d'embrouiller le débat (tactique de diversion bien connu), et ne pas confondre droit d'auteur et artiste ! Rampa, le 01/01/1970 - 01:00 Topless, le 01/01/1970 - 01:00 pourquoi toujours parler des exceptions ? intermittent du spectacle ça te dit quelque chose ? Par exemple, les artistes qui vont te chanter la comédie musicale "les dix commandement" toucherons de l'argent pour leur représentation "au jour le jour" (rien à voir avec le droit d'auteur), par contre l'auteur touchera à chaque représentation pour laquelle il n'aura pas fait le moindre effort ! De plus, chose plus drole, la trouve initiale de la comédie musicale va toucher de l'argent sur la vente de CD... par contre la troupe qui fera plus tard la représentation ne touchera rien... pourtant ils ont fait le même travail d'intermétant du spectacle non ? Tout ça pour dire qu'il faut pas tenter d'embrouiller le débat (tactique de diversion bien connu), et ne pas confondre droit d'auteur et artiste ! Les grosses maisons de disque ponctionnent 95% des royalties aux artistes avec les mêmes arguments. " Ces flemmards de compositeurs n'ont rien fait d'autre que de créer l'oeuvre, nous on a passé une journée entière à presser les cd en usine, normal qu'on récupère tout"... Ben non, moi je trouve ça tout à fait normal que le créateur d'une oeuvre soit celui qui empoche le plus. AvidaDollars, le 01/01/1970 - 01:00 Ben non, moi je trouve ça tout à fait normal que le créateur d'une oeuvre soit celui qui empoche le plus.Ca incite plutôt l'auteur en question à la paresse non ? Pourquoi se fatiguerait-il à composer un nouveau succès si le premier lui permet, à lui et ses héritier, de vivre très confortablement du droit d'auteur, pendant une très longue durée (actuellement 70 ans après sa mort) ... Celui qui découvrira le vaccin contre le SIDA, n'aura pas ce même privilège et, pourtant il apportera plus à l'humanité, que le compositeur d'un opéra, d'une comédie musicale, d'une chanson ou autre musique contemporaine même du genre techno ... Ne me répond surtout pas, que tu trouves cela normal et ce, même si tu es sociétaire de la "Petite SACEM", que Monsieur Eddy Mitchel aime lui aussi beaucoup ! Merci. [PS] Et pendant ce temps la, le SNEP milite pour l'allongement de la durée des droits voisins Pourquoi d'ailleurs, se géneraient-ils à faire cette demande d'allongement avec des arguments tels que les tiens ? [Edit] Ajouté un PS Natasha, le 01/01/1970 - 01:00 AvidaDollars, le 01/01/1970 - 01:00 Ben non, moi je trouve ça tout à fait normal que le créateur d'une oeuvre soit celui qui empoche le plus.Ca incite plutôt l'auteur en question à la paresse non ? Pourquoi se fatiguerait-il à composer un nouveau succès si le premier lui permet, à lui et ses héritier, de vivre très confortablement du droit d'auteur, pendant une très longue durée (actuellement 70 ans après sa mort) ... Celui qui découvrira le vaccin contre le SIDA, n'aura pas ce même privilège et, pourtant il apportera plus à l'humanité, que le compositeur d'un opéra, d'une comédie musicale, d'une chanson ou autre musique contemporaine même du genre techno ... Ne me répond surtout pas, que tu trouves cela normal et ce, même si tu es sociétaire de la "Petite SACEM", que Monsieur Eddy Mitchel aime lui aussi beaucoup ! Merci. Est ce que tu peux trouver quelque part dans l'ensemble de mes posts sur ratiatum une seule fois où je dis que les droits d'auteur doivent se prolonger jusqu'a 70 ans après sa mort ? Merci de ne pas m'attribuer des discours que je n'ai jamais tenu. PS: et je ne suis pas sociétaire de la Sacem, et je passerais vos amitiés à Eddy Mitchel si jamais je le croise dans la rue. AvidaDollars, le 01/01/1970 - 01:00 Est ce que tu peux trouver quelque part dans l'ensemble de mes posts sur ratiatum une seule fois où je dis que les droits d'auteur doivent se prolonger jusqu'a 70 ans après sa mort ? Merci de ne pas m'attribuer des discours que je n'ai jamais tenu. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire ... Natasha, le 01/01/1970 - 01:00 Et pendant ce temps la, le SNEP milite pour l'allongement de la durée des droits voisins Pourquoi d'ailleurs, se géneraient-ils à faire cette demande d'allongement avec des arguments tels que les tiens ? Quels arguments ? Do you speak french ? Est ce que tu lis au moins les liens que tu mets ? la SNEP veut justement de rallonger les droits des INTERPRETES et des PRODUCTEURS et des MAISONS DE DISQUES par rapport aux compositeurs et non pas l'inverse !!! Et la SNEP c'est qui ? Allez tiens un indice: Warner, Emi, Vivendi-Universal. AvidaDollars, le 01/01/1970 - 01:00 Quels arguments ? Do you speak french ? Est ce que tu lis au moins les liens que tu mets ? la SNEP veut justement de rallonger les droits des INTERPRETES et des PRODUCTEURS(et des Maisons de Disques) par rapport aux compositeurs et non pas l'inverse !!! Ce topic traite de la réduction souhaîtable du droit d'auteur à 14 ans. (Ce qui, à mon avis, serait une bonne chose). Certains ((dont le SNEP) demandent, au contraire, la prolongation de la durée des droits voisins. (Ce qui, à mon avis, n'est pas souhaitable). As-tu suivi et compris ce fil ? Allô la lune, ici la terre, me recevez-vous ? Laurent, le 01/01/1970 - 01:00 Ce serait une hérésie pour la musique contemporaine. A titre d'exemple l'opéra Saint François d'Assise d'Olivier Messiaen n'est toujours pas amorti plus de 30 ans après sa création. LP D'abord, content de vous revoir parmi nous M. Petitgirard. Ensuite j'aimerais juste pointer du doigt un autre fait : Il est de plus en plus dur pour un créateur d'imposer ses (nouvelles) oeuvres sur le marché. En effet, une nouvelle oeuvre n'a, par définition, pas encore eu l'occasion de faire ses preuves. Une ancienne oeuvre aura eu cette occasion. Voila pourquoi dans une logique de frilosité les majors produisent de plus en plus de reprises. Si la durée de protection était de 14 ans, toutes les oeuvres créées en 1992 ou avant seraient dans le dommaine public. Soit toutes les années 50, 60, 70, 80 et le début des 90's. Que de tubes ces années là ! Imaginez maintenant que les majors pourraient reprendre, sans rien payer, en vrac, tous les beatles, tout Lennon (j'y tiens!) tout cloclo, tous les tubes des années 80 sans rien payer... ...comment un jeune artiste, encore couvert par les droits d'auteurs, pourrait-il être économiquement rentable ? Un patron de major préférerait-il payer des droits d'auteurs à un inconnu dont la chanson n'a pas encore été matraquée sur NRJ ou bien ne rien payer et faire chanter à un gugus des tubes avérés style Alexandrie Alexandra, Born to be alive, Les démons de minuit, Desenchantée... ? Idem en radio. Tu crois qu'ils diffuseraient le jeune artiste pour lequel ils devraient payer ou bien la reprise des 70's/80's ou ils ne paieraient rien ? A mon avis, dans les deux cas, le choix serait très vite fait et la logique économique serait en encore plus grande défaveur pour les créateurs - tous les créateurs. Bref, à moins que pour vous la musique ne doive se contenter d'être une usine a réchauffer les vieux tubes, ne soutenez PAS cette idée de droits d'auteurs d'une durée de 14 ans ! Bah, l'un dans l'autre, si on garde 70 ans après la mort, on matraque, on compile, on best-of, on package, et ce sont toujours les mêmes qui seront visibles
Pourquoi est-ce qu'un major chercherait de nouveaux talents s'il peut être sûr de gagner deux fois plus en rééditant pour la 20éme fois le coffret "With the lights out" de Nirvana? Pieno76, le 01/01/1970 - 01:00 Ensuite j'aimerais juste pointer du doigt un autre fait : Il est de plus en plus dur pour un créateur d'imposer ses (nouvelles) oeuvres sur le marché. En effet, une nouvelle oeuvre n'a, par définition, pas encore eu l'occasion de faire ses preuves. Une ancienne oeuvre aura eu cette occasion. Voila pourquoi dans une logique de frilosité les majors produisent de plus en plus de reprises. Si la durée de protection était de 14 ans, toutes les oeuvres créées en 1992 ou avant seraient dans le dommaine public. Soit toutes les années 50, 60, 70, 80 et le début des 90's. Que de tubes ces années là ! Imaginez maintenant que les majors pourraient reprendre, sans rien payer, en vrac, tous les beatles, tout Lennon (j'y tiens!) tout cloclo, tous les tubes des années 80 sans rien payer... ...comment un jeune artiste, encore couvert par les droits d'auteurs, pourrait-il être économiquement rentable ? Un patron de major préférerait-il payer des droits d'auteurs à un inconnu dont la chanson n'a pas encore été matraquée sur NRJ ou bien ne rien payer et faire chanter à un gugus des tubes avérés style Alexandrie Alexandra, Born to be alive, Les démons de minuit, Desenchantée... ? Idem en radio. Tu crois qu'ils diffuseraient le jeune artiste pour lequel ils devraient payer ou bien la reprise des 70's/80's ou ils ne paieraient rien ? A mon avis, dans les deux cas, le choix serait très vite fait et la logique économique serait en encore plus grande défaveur pour les créateurs - tous les créateurs. Bref, à moins que pour vous la musique ne doive se contenter d'être une usine a réchauffer les vieux tubes, ne soutenez PAS cette idée de droits d'auteurs d'une durée de 14 ans ! Vrai hier, moins vrai aujourd'hui ou du fait d'une distribution dématérialisée, ces titres du domaine public seraient alors facilement disponibles gratuitement rendant les reprises plus difficiles économiquement. Cela obligerait les major à devoir pousser économiquement la nouveauté, car se serai alors le seul marcher rentable. Lorsque l'on voit certaines des publicités télévisée sensée vendre des artistes, ce n'est pas glorieux entre les publicités pour pour les retour de genesis ou police, les artistes récents se retrouvent dans des compilations ou on met en valeur ce qui est deja matraqué ailleurs. Il faudrait faire que l'investissement dans de la musique nouvelle soit économiquement plus intéressante pour les major que la réutilisation ad vitam eternam des fond de catalogues. Et c'est bien pour cela que les brevets ont eux une durée d'exploitation limité dans le temps. et encore avant d'être dévoyé le système en ne brevetant pas les concepts mais une manière de les réaliser encourageait les autres chercheurs à trouver d'autres façons d'obtenir les mêmes produits. C'est à cause du brevet sur la vulcanisation que des chercheurs ont développé la pétrochimie pour obtenir d'autres caoutchouc. Elles sont frileuses car rien ne les encourage pour vivre à être obligé de mettre réellement en avant les nouveautés. personnellement, je suis favorable à un droit d'auteur durant la vie du créateur, assorti d'une période minimale, pourquoi pas 14 ans.
Pieno, tes arguments sont intéressants, mais je ne crois pas que le droit d'auteur y puisse grand chose. Ce me semble plutôt des arguments militant pour l'abaissement de la durée des droits voisins Pieno76, le 01/01/1970 - 01:00 Bref, à moins que pour vous la musique ne doive se contenter d'être une usine a réchauffer les vieux tubes, ne soutenez PAS cette idée de droits d'auteurs d'une durée de 14 ans !Tu prends un problème pour en conforter un autre... c'est curieux comme raisonnement. Si toutes les maisons de disques pouvaient proposer demain leurs compilations des "vieux" tubes, il leur faudrait au contraire quelque chose pour se démarquer. "Tout ce qui est rare est cher". C'est comme si tu disais que toutes les maisons d'édition se contentaient d'éditer du Molière et du Victor Hugo...
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Voilà, tout est dit !!!
Les exemples pris d'auteurs qui gagnent peu sont toujours des exemples d'auteurs "post modernes artistico abstrait" ou "de musique classique moderne", en gros ce que le commun des mortels jugent comme inaudible au pire, juste chiant au mieux.
De même si moi je veux commercialiser un produit (c'est l'été, disons une glace gout ammoniaque) que les gens ne veulent pas acheter, je n'ai pas à m'en prendre à eux, ou à leur faire payer des taxes sur toutes les petites cuillères vendues pour financer mes glaces.
Donc oui, ce droit d'auteur est une privilège énorme, et qui franchement nuit aux non connus plus qu'autre chose (ben vi, si celui qui n'a rien vendu en 20 ans passe dans le domaine publique, la gratuité peut le faire découvrir, et aider à faire de la pubpour ses disques suivants).