Le directeur technique de Gracenote, qui a l’habitude de traiter avec les maisons de disques, l’aurait affirmé cette semaine lors d’une conférence sur les DRM organisée par LexisNexis et Variety à Beverly Hills. Selon lui, l’industrie musicale devrait céder sur la question des DRM « dans les six prochains mois », au moins en ce qui concerne les téléchargements – un mode de distribution sur lequel EMI a déjà cédé en début d’année.

Présent à la même conférence, le directeur technique de la RIAA Paul Jessop a expliqué pourquoi l’industrie du disque avait tant de difficultés à supprimer les DRM. Pour lui, les formats ouverts veulent dire « gratuits » dans l’esprit des consommateurs, contrairement aux fichiers avec DRM. Le rôle des DRM serait donc moins de protéger la musique contre la copie que d’activer la cloche de Pavlov pour inciter au réflexe d’achat. Jessop craint qu’en abandonnant les DRM, l’industrie musicale n’envoit un signal de plus aux internautes comme quoi les contenus culturels sur Internet doivent être gratuits.

C’est donc pour éviter de dire que les fichiers MP3 sont gratuits qu’ils n’ont pas voulu les vendre. Logique.

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