Nicolas Sarkozy s’est exprimé hier sur sa vision de la politique culturelle. Le candidat salue la loi la DADVSI, et l’élargissement de la taxe COSIP aux fournisseurs d’accès Internet, « l’impôt internet ». Sa position est en revanche un peu plus floue concernant la riposte graduée, pour laquelle il invite juste à évaluer en 2007 « les conséquences de sa suppression par le Conseil Constitutionnel ».

Si il vante les mérites de la « culture partagée », ce n’est certainement pas à travers les réseaux de peer-to-peer qu’elle devrait se faire. En effet, il bât en brèche la licence globale, dont il qualifie les raisons d’une éventuelle application comme des « pretexte[s] de jeunisme ». Il évoque aussi le désir d’aider les maisons de disque dépassées par l’avènement d’Internet à numériser leurs œuvres.

Sarkozy aime l’art oui, et insiste bien sur sa volonté de défendre le droit d’auteur. On se demanderait juste si cette passion n’irait pas trouver quelques motivations accessoires, lorsqu’il déclare en guise de préambule que la culture est un « moyen de maîtriser les pulsions et canaliser la violence qui est en l’homme ».

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