La RIAA envoie allègrement depuis quelques mois des milliers de plaintes aux universités américaines dans le but de les pousser à sévir à l’intérieur de leur établissement. La dernière vague de courriers invitait même les étudiants à se diriger vers le site P2PLawsuits.com pour régler en ligne leur amende.

Certaines jouent le jeu, mais d’autres non, refusant de servir d’intermédiaires à la politique de persécution que mène la RIAA. C’est notamment le cas de l’Université du Wisconsin, qui clame haut et fort son refus d’obtempérer en exortant ses étudiants à régler leurs comptes avec le quartel des majors. « Ces lettres de règlement tentent de court-circuiter le processus légal » note Brian Rust, responsable de la communication pour la division « Information Technology » de l’université. « Nous ne voulons pas faire parti de ce système, nous ne sommes pas les agents juridiques des maisons de disque, et nous n’aspirons pas à l’être ». Ce à quoi Jenni Engebretsen, directrice de la communication de la RIAA, rétorque qu’il « est presque inimaginable qu’une université soit si peu disposée à aider un étudiant à éviter un procès. Nos lettres de règlement de pré-litige constituent une chance pour les étudiants de régler les réclamations au plus vite, pour une somme réduite et en dehors de toute exposition publique ».

Il est étrange que les universités américaines ne voient pas là toute la bonne volonté dont sait faire preuve la RIAA à l’égard des étudiants américains.

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