Snapchat a fait les efforts nécessaires pour empêcher désormais que des applications tiers puissent obtenir une copie des "snaps" et les sauvegarder, mais la société n'a pour le moment aucune intention d'implémenter un chiffrement de bout en bout, qui garantirait totalement la confidentialité des messages échangés.

Si vous êtes utilisateur de Snapchat, vous serez sans doute ravi d'apprendre que Snapchat semble enfin avoir collé les rustines suffisantes pour éviter que des applications tiers puissent enregistrer à votre insu les photos coquines et autres messages très confidentiels que vous envoyez à vos ami(e)s en pensant qu'ils disparaissent aussitôt

Alors qu'il avait eu le réflexe complètement idiot d'accuser ses propres clients d'être des victimes d'autres utilisateurs, et après avoir annoncé des mesures de rétorsion sans grande efficacité, Snapchat a finalement modifié ses API pour bloquer totalement les applications officieuses. Seuls ceux qui avaient payé pour acheter des applications trahissant la confiance de leurs contacts s'en plaignent, les outils étant devenus inutilisables depuis les dernières mises à jour de Snapchat :

Mais dans une interview à Medium, l'équipe du logiciel de messagerie éphémère prévient qu'il ne faut toujours pas considérer Snapchat comme un "service de vie privée", mais bien essentiellement comme un service de divertissement. Alors que WhatsApp a intégré le chiffrement de bout en bout dans sa version Android, grâce à un partenariat technologique avec Whisper Systems (éditeur de TextSecure), Snapchat n'a pour l'instant aucune intention de suivre le mouvement. 

Le chiffrement de bout en bout est pourtant une précaution essentielle pour la protection de la vie privée des utilisateurs. Elle assure que non seulement les communications sont chiffrées entre les deux interlocuteurs, mais aussi que même le fournisseur de la solution de messagerie n'a pas la possibilité de consulter les contenus échangés. Apple avait été le premier acteur de premier plan à offrir ce type de protection dans iMessage et FaceTime.

"C'est la façon responsable de déployer un service de messagerie en 2015", estime Christopher Soghoian, membre de l'American Civil Liberties Union (ACLU), une importante association de protection des droits et libertés aux Etats-Unis.

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