Bing est en train d'expérimenter une version de son moteur de recherche capable de traiter les requêtes chiffrées. Ainsi, les tiers ne peuvent pas connaître les mots-clés tapés par les internautes. Google propose une fonctionnalité similaire depuis 2010.

Bing évolue. Depuis ce week-end, le moteur de recherche de Microsoft est en mesure de traiter les recherches de ses utilisateurs, même lorsque celles-ci sont chiffrées. Le site SearchEngineLand a en effet constaté l'existence de l'URL https://www.bing.com. Cependant, cette fonctionnalité n'est pas proposée directement à l'internaute, signe que Microsoft l'expérimente encore.

Avec le chiffrement, une requête effectuée dans Bing empêche un tiers de connaître les mots-clés que l'internaute a inscrit dans le champ de recherche. Par exemple, l'administrateur d'un site ne pourra pas connaître avec exactitude les mots-clés utilisés par tel ou tel internaute pour accéder à son espace. Voilà pour la théorie, car des aménagements peuvent toujours être envisagés.

Interrogé par SearchEngineLand, un porte-parole de Microsoft a expliqué que le déploiement du HTTPS sur Bing était un processus pour l'heure inachevé. "Dans la mesure où nous continuons à développer notre implémentation, nous allons garder en tête les besoins de la communauté SEO / SEM afin de les équilibrer avec les enjeux de vie privé et de sécurité préoccupant l'utilisateur".

En tout cas, les termes cherchés via Bing n'échappent pas à Microsoft. L'entreprise américaine conserve en effet l'historique et les données de connexion pendant plusieurs mois, exactement comme Google. Pour échapper à cette conservation sur une longue période de temps, les usagers devront plutôt se tourner vers des moteurs de recherche comme Ixquick ou DuckDuckGo.

S'il est préférable que Bing prenne en compte le chiffrement, le moteur de recherche de Microsoft n'est pas un précurseur. en la matière. Depuis 2010, Google propose exactement la même chose.

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