En Australie, des chercheurs se servent de Twitter pour améliorer la prévention face aux attaques de requins. Comment ? En plaçant des émetteurs acoustiques sur un maximum de squales. Lorsque ces derniers s'approchent à moins d'un kilomètre des côtes, où se trouvent les récepteurs, un message d'alerte est automatiquement envoyé sur un compte dédié à la prévention.

Et si la prévention contre les attaques de requins passait aussi par Twitter ? En Australie, des scientifiques financés par le gouvernement ont élaboré un dispositif consistant à placer des émetteurs acoustiques sur les squales afin d'envoyer automatiquement un message sur Twitter lorsque ces derniers se trouvent à moins d'un demi-mile nautique (environ 926 mètres) des côtes australiennes.

Le programme concerne aujourd'hui 338 requins passant au large de l'Australie-Occidentale, qui est le plus grand État du pays. Lorsqu'un requin équipé d'un émetteur acoustique entre dans la zone surveillée, une alerte précisant sa taille, son espèce et son emplacement approximatif est automatiquement publiée sur le compte Twitter de Surf Life Saving WA.

Ce dispositif, qui s'ajoute à d'autres mesures déjà en vigueur en Australie, est capable de fournir des informations beaucoup plus rapidement qu'auparavant, selon le responsable de Surf Life Saving WA. Cela permet d'informer en temps réel les baigneurs et les surfeurs suivant le compte Twitter, mais aussi les autorités et les secours, qui peuvent intervenir ou ordonner une évacuation plus rapidement.

Aujourd'hui, le programme s'intéresse à trois espèces souvent impliquées dans des attaques. Le programme pourrait toutefois être étendu à d'autres espèces et mis en place dans d'autres régions du globe où surviennent des incidents similaires. Concernant la France, on pense évidemment à l'île de La Réunion, dans l'océan Indien, qui est particulièrement exposée aux squales.

Il existe déjà de nombreux dispositifs à La Réunion, qui ont d'ailleurs été récemment renforcés l'été dernier suite à deux attaques survenues à l'ouest et au nord-est de l'île. Ce système offrirait en outre une alternative au "prélèvement", qui consiste en fait à tuer des requins à proximité des zones de baignade pour protéger la population. Enfin, ces dispositifs pourraient participer au suivi des requins pendant leur migration.

( photo : CC BY-SA Pterantula )

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