Cible d'une offensive de grande envergure sur le terrain de la propriété industrielle, Google riposte en justice pour neutraliser les armes de ses adversaires.

Cet automne, Google et sept fabricants de smartphones sous Android (Asus, HTC, Huawei, LG Electronics, Pantech, Samsung et ZTE) ont été la cible de plusieurs plaintes en contrefaçon concernant treize brevets possédés par le consortium Rockstar, qui a vu le jour en 2011 suite à une alliance hétéroclite composée d'Apple, de Blackberry, d'Ericsson, de Microsoft et de Sony.

Selon Rockstar, Google enfreint six brevets qui décrivent la fourniture de publicités contextuelles dans un moteur de recherche. Les sept autres titres impliquent les constructeurs de mobiles Android. Ils portent sur une interface graphique pour naviguer dans des documents électroniques, un filtre pour les protocoles Internet et un centre de messagerie intégré.

Mais Google n'a pas l'intention de se laisser faire. Ars Technica et GigaOM signalent que la firme de Mountain View a décidé de riposter sur le terrain judiciaire pour obtenir l'invalidation des brevets de Rockstar afin de sauvegarder ses activités dans la téléphonie mobile. Car pour Google, Rockstar agit tout simplement comme un patent troll qui nuit à l'industrie high tech.

À l'origine, Rockstar a vu le jour pour mettre la main sur les 6000 brevets mis aux enchères par Nortel, afin notamment d'empêcher qu'ils tombent dans l'escarcelle de Google. Le moteur de recherche avait proposé 900 millions de dollars. Pour dissuader la firme de Mountain View d'enchérir, les cinq alliés ont proposé 4,5 milliards de dollars pour en prendre le contrôle… et s'en servir aujourd'hui contre Google.

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