Le filtrage par défaut des contenus pornographiques a débuté au Royaume-Uni, conformément au souhait du gouvernement. L'objectif ? Empêcher les mineurs d'accéder à des contenus pour adultes. L'option pourra toutefois être désactivée par le client.

Le filtrage par défaut des sites pornographiques devient réalité au Royaume-Uni. Ces derniers jours, les fournisseurs d'accès à Internet ont commencé à déployer des filtres pour empêcher spécifiquement leurs clients d'accéder à des contenus pour adultes. La mesure, qui est déjà en vigueur chez Sky et Talk Talk, est désormais active chez BT (British Telecom).

Concrètement, le filtrage de la pornographie sera activé par défaut pour chaque nouveau client de BT. Concernant les abonnés actuels, l'opérateur devra les contacter un par un en 2014 afin de leur présenter cette option. Ensuite, libre à eux de l'activer ou non. Il n'est toutefois pas précisé si le discours du FAI devra être neutre ou s'il devra argumenter en faveur du filtrage.

Si le filtrage est activé par défaut,  l'abonné garde néanmoins le contrôle de sa ligne. Autrement dit, il peut activer (opt-in) ou désactiver (opt-out) ce service, choisir l'un des trois niveaux de sensibilité prévus (strict, modéré ou léger) et définir des exceptions (ajout d'adresses à filtrer par exemple). Évidemment, tous les appareils reliés à la box sont affectés (consoles, smartphones reliés en WiFi…).

En réalité, le filtrage ne concerne pas seulement les contenus pornographiques. D'autres thématiques (drogues, automutilation…) sont également visées. Le filtre propose également des réglages pour empêcher l'accès aux réseaux sociaux ou aux jeux vidéo en ligne.

La généralisation du filtrage par défaut des sites pornographiques chez les principaux fournisseurs d'accès à Internet est la concrétisation d'un objectif du gouvernement britannique, qui veut éviter que des enfants ne tombent par hasard sur des contenus réservés aux adultes. Et Londres ne laisse rien au hasard, puisque les moteurs de cherche (Google, Bing, Yahoo) sont aussi mobilisés dans ce nettoyage du web.

Selon les estimations du gouvernement britannique, qui a concentré sa stratégie sur les principaux opérateurs et les moteurs de recherche les plus utilisés en Angleterre, son initiative devrait toucher 95 % (environ 20 millions) des foyers britanniques d'ici fin 2014.

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