Les smartphones permettent aujourd'hui de suivre son état de santé et son bien-être, grâce à des applications mobiles très particulières. Mais demain, les terminaux pourront vraisemblablement aller plus loin encore dans l'auto-évaluation. En Italie, des chercheurs ont conçu une méthode qui permettrait d'intégrer dans un mobile un outil diagnostic des maladies infectieuses.

Depuis quelques années, on assiste à l'émergence d'une nouvelle pratique dans le secteur de la santé et du bien-être : l'auto-évaluation de soi (quantified self). Via des applications mobiles, un individu a la possibilité de suivre et de contrôler dans le temps son activité sportive, son état physiologique, son hygiène de vie ou n'importe quel autre aspect de la vie quotidienne.

Il existe par exemple des applications qui mesurent les performances en matière de course à pied (Nike+ Running), observent l'état général du sujet (Up), contrôlent le poids, surveillent le régime alimentaire et ainsi de suite. Selon l'objet de l'analyse, certaines applications ne peuvent pas fonctionner efficacement sans la présence d'un appareil spécifique (comme une balance connectée).

L'auto-évaluation ne se limite pas au bien-être ; elle ouvre aussi de nouvelles perspectives dans le domaine médical. Aux États-Unis, une application mobile propose par exemple d'évaluer sa vue sans recourir à un ophtalmologiste. Il ne s'agit évidemment pas de le remplacer, mais de profiter des atouts de la technologie pour effectuer un suivi plus régulier de son acuité visuelle.

Le quantified self pourrait aller plus loin encore. Le site Proxima Mobile rapporte la mise au point par des chercheurs italiens d'une technique qui autorise des tests "simples et efficaces" dans la détection de maladies infectieuses (l'hépatite B et le VIH sont donnés en exemple). Et ce précédé est "facilement intégrable dans un smartphone, transformant celui-ci en dispositif portable d'analyses".

En effet, le mécanisme repose sur un "support en plastique, facile à modeler, un système optique extrêmement simple, basé sur un éclairage à LED et une détection grâce à une camera", précise l'ambassade de France en Italie. "Dans les hôpitaux, chez le médecin ou en pharmacie, ce dispositif permettrait une analyse immédiate en présence du patient".

Et pourquoi pas, à terme, dans les mobiles grand public ? L'idée d'intégrer des capteurs dans les smartphones fait son chemin, au regard des diverses initiatives qui ont lieu dans le monde entier. Cela étant, cette émergence du quantified self se fait sous l'œil de la CNIL puisque les données en question, dans la mesure où elles portent sur le bien-être et la santé de l'individu, sont très personnelles.

( photo : CNIL )

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