Le ministère des affaires étrangères a lancé lundi un appel à projets qui vise à "développer une citoyenneté européenne active" à quelques mois des élections européennes, en diffusant des contenus à destination des jeunes sur Internet. 

Sous l'impulsion de la Commission Européenne, qui coordonne des actions similaires partout en Europe, le ministère des affaires étrangères a publié lundi un appel à propositions (.pdf) pour "renforcer la visibilité des thématiques européennes sur Internet à travers l’utilisation de contenus et outils innovants, adaptés aux jeunes citoyens français en vue de développer une citoyenneté européenne active en France à l’approche des élections européennes de 2014".

Il s'agit, à quelques mois des élections des eurodéputés, de redonner l'envie d'aller voter. En particulier chez les jeunes, qui ne sentent peut-être pas assez "européens" même lorsqu'ils sont nés dans l'un des 28 pays membres de l'UE.

"Dans le passé, les campagnes de communication européennes axaient leur argumentation autour du concept suivant : « voter aux élections européennes parce que c’est bon pour l’Europe »", remarque le ministère des affaires étrangères. "Or si l’on souhaite mobiliser les citoyens, il convient d’expliquer en quoi le vote − en permettant de choisir entre plusieurs alternatives politiques − est primordial et emporte des implications concrètes majeures".

Le web sera particulièrement mis à contribution pour faire la pédagogie (certains diront la propagande) en faveur du rôle clé des institutions européennes. A travers des vidéos, des applications pour smartphones et tablettes, des jeux en ligne, des concours, des infographies, etc., le gouvernement espère faire prendre conscience aux jeunes citoyens que "l'Union européenne et plus particulièrement le Parlement européen jouent un rôle fondamental dans la vie quotidienne des citoyens, dans des domaines tels que la lutte contre la crise financière, les politiques migratoires, l’environnement, la consommation ou encore la protection des données".

Le ministère dégage quatre objectifs :

  1. Mettre en lumière l’influence des politiques européennes sur les activités quotidiennes du public visé ;
  2. Assurer une circulation maximale de l’information auprès du public cible à travers une utilisation pertinente de formats et de canaux adaptés et innovants ;
  3. Montrer un système politique européen incarné, vivant et démocratique, en soulignant   la diversité des acteurs et le dynamisme des débats en son sein ;
  4. Redonner du sens et une perspective au « destin européen » en s’appuyant notamment sur les valeurs fondatrices de la construction européenne et en prenant en compte la portée émotionnelle et affective du projet européen.

Les porteurs de projet devront utiliser en priorité les plateformes existantes comme YouTube, Dailymotion ou Facebook, plutôt que de créer de nouveaux outils, ce qui semble pertinent. Mais le budget accordé à l'opération semble bien faible pour avoir les moindres chances d'influer sur le sentiment européen. "Le budget disponible pour le co-financement des actions est estimé à 150 000 euros", avec entre 5 000 et 40 000 euros de subventions par action, précise le document.

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