Dans le procès contre Samsung, les brevets d'Apple sont des atouts déterminants. Or, la firme de Cupertino est dans une situation délicate car l'un de ses titres de propriété intellectuelle, le brevet "pincer pour zoomer", est contesté. Le bureau américain en charge de la propriété industrielle a ainsi contesté à deux reprises la paternité d'Apple sur ce brevet.

Les chances que soit reconnue la paternité d'Apple sur le brevet "pincer pour zoomer" s'amenuisent. Les arguments avancés par la firme de Cupertino n'ont pas fait mouche puisque le bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) les a tous rejetés, rapporte FOSS Patents. Cependant, le conflit entre Apple et Samsung sur ce dossier devrait encore durer des années.

Les voies de contestation sont en effet pléthoriques dans le système américain et nul doute que les deux géants de l'électronique grand public les mettront à profit en fonction de leurs intérêts. Ainsi, il est clair qu'Apple va contester point par point la décision de l'USPTO concernant ce brevet. D'aucuns pensent que la résolution de ce conflit ne surviendra pas avant 2017. Sauf à miser sur le découragement de l'un des deux camps.

La décision rendue par l'USPTO fait suite à celle prononcée en décembre. À l'époque, les examinateurs ont considéré que cette méthode n'était ni nouvelle ni originale par rapport à l'état de la technique. De plus, il a été relevé d'autres brevets, déposés antérieurement, décrivent déjà cette fonctionnalité. En conséquence, la viabilité du brevet "pincer pour zoomer" est donc très discutée.

Du point de vue de Samsung, les décisions successives de l'USPTO sont très favorables puisqu'elles fragilisent la position d'Apple dans son procès avec le Sud-Coréen. En effet, Apple est parvenu à faire condamner très lourdement son rival (un milliard de dollars de dommages et intérêts) sur la base de sa propriété intellectuelle, prétendument violée.

Or, les cartes vont être inévitablement rebattues s'il est constaté que la peine infligée à Samsung repose partiellement sur des éléments jugés invalides par l'USPTO. En ligne de mire, le géant asiatique s'efforce de réduire drastiquement le montant qu'il pourrait être amené à verser si sa culpabilité est fixée une bonne fois pour toutes.

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