L'OMPI, qui chapeaute la plupart des accords internationaux concernant la propriété intellectuelle, ouvre cette semaine une exposition dédiée à l'impression 3D. Preuve que l'organisation n'entend pas laisser les choses se faire sans elle.

Si vous avez aimé les problématiques de droits d'auteur engendrées par l'arrivée de Napster et de tous les services de P2P et de partage successifs, vous allez adorer l'impression 3D. Alors que le piratage d'oeuvres culturelles n'a touché qu'une industrie relativement modeste, la possibilité de copier chez soi et de partager des améliorations des produits manufacturés promet d'avoir un impact beaucoup plus fort encore sur la société et les modèles économiques de nombreuses entreprises. Ce qui suscitera naturellement des batailles féroces sur le plan des propriétés intellectuelles.

Les possibilités offertes par l'impression 3D sont immenses, quoique toujours très débattues quant à leur adoption par le grand public, et l'on sent actuellement une tension naissance entre ceux qui souhaitent conserver un modèle open-source et open-hardware, basé sur la gratuité et la liberté de l'échange des modèles 3D. Et ceux qui veulent au contraire bâtir l'impression 3D dans le cadre de la défense des droits de propriété intellectuelle, avec déjà de premiers formats de DRM pour imprimantes 3D, et des brevets sur les technologies utilisées.

Il est intéressant de voir que The Pirate Bay a déjà créé sa rubrique pour modèles 3D piratés (ou non), et que des plaintes en contrefaçon d'objets imprimables commencent à affluer. 

L'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), en tout cas, n'a aucune intention de se laisser dépasser par le phénomène en pleine explosion. Elle a ainsi annoncé cette semaine l'inauguration d'une exposition dans ses locaux suisses, dédiée à l'impression 3D. Ce qui montre une volonté très ferme de s'intéresser au sujet et aux problématiques qu'il soulève.

Malheureusement, nous ne savons pas encore ce que montre cette exposition. Mais nous aurons peut-être l'occasion d'en reparler. 

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