Non, le Dynasty Warrior auquel aurait joué Adam Lanza sur Playstation n'était pas un jeu impliquant des armes à feu. En revanche, le jeune homme avait l'habitude d'utiliser de vraies armes à feu avec sa maman, qu'il a fini par tuer...

A chaque tuerie, les médias s'emparent de la question. Les jeux vidéo sont-ils responsables ? Très vite, en France, le débat a resurgit avec la même qualité d'analyse que celle du Point, qui titrait sans honte que "les jeux vidéo tuent". Ainsi sans que ce soit corrigé depuis, et l'information a été largement reprise ailleurs, Europe 1 écrivait samedi que "Adam Lanza adorait ce qui venait du Japon, il collectionnait les cartes Pokemon et jouait sur sa console PlayStation à Dynasty Warriors, un jeu de combat avec armes à feu sorti dans les années 1990".

L'information vient en fait d'un témoignage livré à une agence de presse par un ancien camarade de classe d'Adam Lanza, repris par exemple dans Le Telegraph. Mais il y était alors question de "weapons" (armes), et pas d'armes à feu.

Car si Dynasty Warriors est bien un jeu de combat sorti en 1997 sur Playstation, les armes à feu y sont complètement absentes, comme on peut le vérifier dans cette vidéo qui parcourt tous les niveaux du jeu. Certes, il s'agit d'un jeu de combat, qui reproduit à l'écran les innombrables combats imaginaires auxquels jouent tous les enfants du monde dans la rue et les cours de récrées, mais l'on est très loin de la violence d'un jeu de tir à la première personne, cible privilégiée des pourfendeurs du PEGI 18.

S'il jouait à Dynasty Warrior et peut-être même à d'autres jeux vidéo, comme des millions et des millions d'adolescents, Adam Lanza avait en revanche certaines particularités plus rare. Outre qu'il n'avait pas de compte Facebook, ce qui est statistiquement plus parlant et sociologiquement plus intéressant que le fait de jouer à des jeux vidéo, le jeune homme avait surtout pour caractéristique d'avoir une mère qui collectionnait les armes à feu (bien réelles celles là), et emmenait même son fils s'entraîner au champs de tir. Une triste ironie lorsque l'on sait la fin de l'histoire.

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