Des P2Pistes créent un parti politique
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 04 Janvier 2006 à 13h04 -
posté dans High-Tech
Il fallait oser. Des utilisateurs suédois de réseaux P2P ont fondé un parti politique dont le but est de défendre l'abolition de la propriété intellectuelle. Rien que ça. "Fatigués d'être considérés comme des pirates et des terroristes par le système pour avoir partagé quelques misérables fichiers sans gain financier ni perte pour quiconque", rapporte The Enquirer, le PiratPartiet (littéralement le "Parti des Pirates") a un programme radical. Il souhaite abolir les lois de propriétés intellectuelles, ignorer les organisations internationales responsables des brevets et droits d'auteurs, annuler les traités et politiques qui freinent la libre circulation de l'information, refuser la rétention des données sous prétexte de lutte contre le terrorisme, etc. Prix indiqués avec livraison
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Commentaires à propos de «Des P2Pistes créent un parti politique»
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iterminator
le 04/01/2006 à 13:43
il faudrait faire pareil en France ..
Bon... je vais le faire. Voici le nouveau parti politique spécial l33t de France:
Voici le PDTI ! (Parti des Dangereux Terroristes de l'Informatique) Franchement ils auraient pu nous pondre un nom de parti plus sérieux que PiratPartiet quand même. D'un côté ils ne veulent plus se faire appeler pirate de l'autres ils se batisent avec ça... (boulets) -_- UMP c'est deja quoi ? union majoritaire presidentiel ?
ils ont trouver plus con , mais pas trop loin de "UMP" c'est vrai que "PiratPartiet" ça craint, ils auraient du appeler ça le parti des p2pistes par exemple
nous ne sommes pas des pirates bonsang, les vrais pirates c'est autre chose que de télécharger de la zik en p2p, mais l'idée est bonne au contraire, il faut prendre ca comme un procédé rhétorique. En s'affublant d'un nom à priorie péjoratif, ils attirent l'attention du lecteur sur leur partie politique. Et puis ils pourront toujours le rebaptiser plus tard ...
Si l'on se réfère à la définition du pirate selon Hakim Bey (http://en.wikipedia.org/wiki/Pirate_utopia), le nom n'est peut-être pas si mal trouvé.
Mais souhaiter l'abolition des droits intellectuels, c'est une arme à double tranchant qui pourrait faire le bénéfice des grandes trusts (quand on voit comment Leclerc a détourné le "droit moral" des oeuvres de 68 pour en faire des outils de propagande commercialiste soulignée par la désinformation des propos...) Le Parti pour la Libéralisation de l'Information.
Excelente initiative même s'ils vont un peu loin. Il faut conserver les brevets et la paternité, point bare. Tout ce qui est totalement dématérialisé doit être libéré. A mon avis un parti pour une réforme du droit d'auteur aurait de bonne chance aux élections vu le peu d'entousiasme des électeurs pour les partis traditionels. Tout les jeunes qui ne votent plus pouraient enfin donner leurs voix à un parti. Le communisme de l'information Tous créateurs, tous artistes, tous consomateurs. Puis ca doit pas être trop difficile de monter un parti... S'appeller pirate sois même quand on dénonce en parti le discours de l'oposant, c'est gonflé..
nan, si tu veux etre crédible, faut te position comme un Corsaire, a la rigeur @godvicien
C'est une excellente idée, mais j'aurais plutôt dit "libération" plutôt que (neo-) libéralisation !! Je plussoie tout à fait Godvicien
Si la taxation de l'information, lorsqu'il n'y a pas but lucratif, me paraît absurde, je la trouve en revanche tout à fait légitime lorsqu'il s'agit de chercher à faire des profits sur le trip des autres. Autrement dit, toute utilisation d'une oeuvre/raisonnement/invention pour triper et non se faire de l'argent n'est pas à proscrire, mais à recommander, la liberté de trip étant sacrée. Vox populi, vox dei, et pour ce qu'il est de fait accompli, le P2P se pose là (quoique l'importance que l'on prête au caractère sacré de la voix du peuple dépende beaucoup de si l'on est plutôt du genre à élir des représentants pour mieux organiser la société ou pour gérer le porte-feuille national le plus lucrativement possible). En revanche, tous ces vautours qui prétendent faire plus-value sur les oeuvres (majors, distributeurs, gérants des droits, soit-disant "artistes"-interprètes sur lesquels il est de bon ton de rajouter dose de chorus et autres joyeuseries pour donner l'impression qu'ils ont une grande voix), et bien il serait des plus normal que de les voir taxés au prix fort pour rémunérer ceux qui bossent vraiment sur ce qu'ils veulent vendre (musiciens, techniciens, auteurs... les gens qui tripent sur une oeuvre, et pas sur combien de piscines ils vont pouvoir construire en l'exploitant).... et je me demande si c'est sincèrement le cas à l'heure actuelle... non, en fait, je crois sincèrement que c'est le contraire... .... comment ça, ça ne marchera pas ? Mais fallait pas faire dans la production commerciale quand on n'a pas d'idées de nouveaux modèles pour gagner de l'argent, et lorsque les anciens sont morts, violés, désacralisés et cannibalisés (bien qu'il y ait encore du ministre impétueux, péteux, incompétent, menteur et corrupteur pour déclarer que 4 majors pour distribuer l'ensemble de la musique sur la planète garantissent une vraie diversité culturelle)... ... la preuve : moi, je me fouts de faire du pognon sur l'art (et pourtant je fais "de la musique" Ah oui, l'argent? Bah, j'ai la chance d'avoir un taf (bien que les thésards soient payés une misère)... sinon, bah, j'en aurai pas, comme plein de gens qui ne se prétendent pas artistes pour autant, même s'ils sont capables de péter sur l'air d'un quelconque hymne national... CQFD. ... allez les sales mioches, cassez-vous et estimez-vous bien contents que l'on vous propose la sucette de la license globale (et tu parles d'une sucette : il me semble avoir lu récemment qu'elle pourrait représenter 1/3 ou 1/4 du chiffre d'affaire annuel des majors... sacrée compensation pour un mode de copie privée dont il n'est pas publiquement prouvé qu'il nuise en quoi que ce soit aux ventes de produits matériels, bien au contraire)... ... la prochaine fois, on vous claque une migration massive sur freenet dans la face (c'est anonyme et crypté ça, non ? je peux me tromper, mais, même si c'est encore balbutiant, je crois que ça commence à exister)... Bon rien de bien compliqué : il suffit de créer les status du parti et de les déposer à la préfecture. Il faut également un endroit de débat et réunion : un site web
Je m'occupe des status, qui-qui nous fait un tit site ? Nom temporaire : Parti de Libération de l'Information (PLI) On peut trouver mieux. Objectifs du parti : - Proposer une réforme de la propriété intellectuelle - Avoir des siéges au parlement - Faire du lobbyisme pour libéraliser l'information - Orientation politique : de gauche (globalement) [au fait un député peut il appartenir à deux groupes politques (style PS+PLI) ?] La réforme (à la louche) : - une caisse nationale pour récupérer des fonts - des labos et studios public pour aider les créateurs - un droit d'auteur calqué sur les Créatives Commons. - régle impérative : indiquer la paternité de toute oeuvre ou partie. - ceux qui choisissent l'exception commerciale recoivent une compensation de la caisse - ceux qui choisissent la commercialisation ont une protection de 5 ans seulement (négociable par décret) Voila la base. Je vais relire les créatives common, moi Godvicien, ton parti, comme celui des suédois me semble un peu extrémiste (même s'il l'est moins que la DADVSI originale ne l'est dans l'autre sens).
Maintenant, si c'est un moyen de pression pour dire aux majors que c'est la licence globale ou bien encore "pire" pour leur modèle économique, bref, si c'est demander beaucoup pour avoir un peu, je suis pour. Cela dit, un parti des internautes contre le présumé coupable, contre les DRM et pour la licence globale, je pense que le parti serait bien plus viable. PS : (Parti Socialiste) PS = Pirate Souverain
DICO : souverain, aine adj. et n. I. adj. 1. Suprême. Le souverain bien. 2. De la plus grande efficacité. Un remède souverain. 3. Qui possède l'autorité suprême. Puissance souveraine. Le souverain pontife: le pape. . DR Cour souveraine, qui juge en dernier ressort. 4. Supérieur. Beauté souveraine. II. n. 1. Monarque. 2. Celui, celle qui possède l'autorité suprême. En démocratie, le souverain, c'est le peuple. © Hachette Livre, 1997 PC : Pirate Communiste
DICO : communisme n. m. 1. Organisation sociale fondée sur l'abolition de la propriété privée des moyens de production au profit de la propriété collective. 2. Système social, politique et économique proposé par Marx (V. encycl.). 3. Ensemble des partis, des pays ou des personnes partisans de cette doctrine. voir article documentaire c'est encore presque à ranger dans les rubriques insolites de tf1 mais dans quelque temps le p2p aura sont poid en politique
@Pieno76: Extrémiste ??
Au contraire on a tout. => une gestion collectiviste de la création : Une caisse nationale soutenir pour les artistes publics et des labos dont l'acces seraient gratuit pour les artistes publics. Idéal pour les petits artistes qui débutent. => une gestion commerciale privée Le même shémat qu'aujourd'hui sauf que l'on raccourci la durée de protection, et ils n'ont que 5 ans pour rentabiliser l'oeuvre, aprés c'est domaine public. Une oeuvre qui n'est pas rentabilisée en 5 ans, ne le sera jamais. Idéal pour les grosses productions. Reste la question des drm. J'aurais tendance à dire qu'ils peuvent être utilisés, à condition d'etre totalement interopérables. Et pour la gestion de la caisse un impot nationale basé sur l'impot sur le revenu, donc équitable.
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