Dans un récent discours, Vincent Peillon a souhaité que soit développé le numérique à l'école. Il a émis plusieurs pistes pour y parvenir, qui concernent aussi bien les élèves que les professeurs ou les parents. Ces projets seront financés par le grand emprunt et devraient coûter 20 millions d'euros.

Vincent Peillon a de grands projets pour l'éducation nationale. Il l'a encore montré dans une allocution enregistrée pour le salon Ludovia, en défendant une réforme de l'école républicaine qui intègre complètement le numérique. Le ministre a alors déroulé quelques pistes envisageables qui pourraient jeter les fondations d'un véritable service public numérique.

Pour les enseignants, Vincent Peillon souhaite en particulier que ceux-ci reçoivent une "formation substantielle à l'usage pédagogique du numérique et de l'Internet". Pour les élèves, il s'agit de se dégager de l'enceinte physique de l'école en développant la dématérialisation des supports pédagogiques et l'apprentissage à distance. Pour les parents, c'est mettre à disposition un service public de soutien scolaire en ligne.

Des pistes prometteuses, mais qu'il faudra financer. Comment ? En puisant dans les investissements d'avenir. D'après Localtis, le ministère de l'éducation compte puiser 20 millions d'euros dans le grand emprunt voulu par Nicolas Sarkozy en 2010 pour mettre en chantier ces différents projets. Somme qui ne sera vraisemblablement pas suffisante, à entendre le ministre : "il faudra faire davantage".

Doté d'une enveloppe de 35 milliards d'euros, le grand emprunt porte sur neuf programmes. L'un d'entre eux couvre l'éducation : il s'agit de l'économie numérique, qui dispose de 4,5 milliards d'euros. Sur ce montant, 2,25 milliards d'euros sont consacrés au "soutien aux usages, services et contenus numériques innovants", ce qui concerne en particulier les appels à projet dédiés à l'e-éducation.

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