Street View continue de faire parler de lui, deux ans après le début de la controverse sur les données collectées par les Google Cars. Dans une lettre adressée à la CNIL britannique, le géant américain a découvert que certaines informations personnelles ont été conservées par erreur. Il se dit prêt à les supprimer en coordination avec les autorités de contrôle concernées.

L'affaire Google Street View n'est toujours pas terminée. Deux ans après le début de la polémique, la firme de Mountain View a reconnu que certaines informations personnelles récoltées par ses véhicules n'ont pas été effacées. Celles-ci avaient été captées sur les réseaux WiFi ouverts et devaient être supprimées par le géant américain. Des mots de passe, des identifiants et des extraits de mails avaient été enregistrés.

Ne souhaitant pas être pris la main dans le sac, Google a contacté de sa propre initiative l'autorité de régulation britannique en charge de la protection des données personnelles. Selon la lettre de Google adressée à l'Information Commissioner Office (ICO), les éléments qui n'ont pas été supprimés concernent des Britanniques mais également des utilisateurs étrangers.

Dans sa missive, Google indique que la présence de ces informations est "une erreur" et que leur destruction est imminente. L'entreprise américaine demande toutefois l'assistance de l'ICO afin que la procédure de suppression soit irréprochable. Elle laisse également aux autorités de régulation concernées le soin de les contrôler, afin de constater leur nature.

Le moteur de recherche précise que cette découverte s'est produite lors d'une inspection de routine de milliers de disques durs. C'est à cette occasion que l'existence d'une "petite quantité" de données personnelles a été remarquée. Google espère que cette démonstration de bonne volonté conduira les autorités de contrôle à ne pas faire preuve d'une trop grande sévérité.

En France, la CNIL avait prononcé une sanction financière contre Google en le condamnant à verser 100 000 euros d'amende pour avoir enregistré des informations personnelles sur les réseaux WiFi ouverts rencontrés pendant la circulation des Google Cars. La sanction était avant tout symbolique, puisque le montant de la peine n'était pas de nature à affecter les activités du géant américain.

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