Il y aura bientôt plus d'abonnements à la téléphonie mobile que de personnes sur Terre. La Banque Mondiale note en effet qu'en l'espace de douze ans, le nombre de personnes pouvant accéder à la téléphonie mobile a explosé, pour atteindre aujourd'hui près de 5,3 milliards. Or, non seulement les pays en voie de développement font figure de locomotive, mais le nombre de personnes ayant plusieurs abonnements croît aussi.

Parler de révolution du mobile n'est peut-être pas si exagéré que cela, après tout. Dans son dernier rapport sur les technologies de l’information et de la communication (TIC), la Banque Mondiale révèle en effet que trois personnes sur quatre dans le monde ont accès à la téléphonie mobile. Cela représente un peu moins de 5,3 milliards d'individus. C'est un nombre assez proche de celui des personnes accédant à l'électricité.

Depuis 2000, près de 5 milliards d'abonnements à la téléphonie mobile – à forfaits ou prépayés – ont été souscrits. En l'espace de douze ans, ce nombre est passé de un milliard en 2000 à six milliards en 2012. "Posséder plusieurs abonnements est de plus en plus courant, ce qui suggère que leur nombre va bientôt dépasser celui de la population humaine", écrit la Banque Mondiale.

Sans surprise, ce sont les pays en voie de développement qui sont la locomotive de cette tendance puisque les pays occidentaux sont déjà très bien équipés. Des pays comme le Brésil, l'Inde ou la Chine accueillent chaque année toujours plus d'abonnés à la téléphonie mobile. Sans parler des pays d'Afrique.

"La révolution du mobile n’en est qu’à ses débuts : les appareils mobiles sont de moins en moins chers et de plus en plus puissants tandis que les réseaux doublent leur bande passante tous les 18 mois environ et s’étendent à présent aux zones rurales", a expliqué Tim Kelly, l'un des auteurs du rapport et spécialiste en politique TIC auprès de la Banque Mondiale.

"La téléphonie mobile offre de formidables opportunités pour améliorer le développement humain et économique, en fournissant un accès basique aux informations en matière de santé, en permettant de régler en espèces, en favorisant la création d’emplois et en stimulant la participation des citoyens aux processus démocratiques" ,a relevé pour sa part la vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable, Rachel Kyte.

À ce rythme, il y aura peut-être bientôt plus de personnes ayant la possibilité d'accéder à la téléphonie mobile que d'individus ayant accès à l'eau potable. En effet, selon le Bureau des programmes d'information internationale du département d’État, la proportion de la population mondiale ayant accès à de l'eau salubre est passée de 83 % en 2000 à 87 % en 2008. L'écart n'est plus si prononcé qu'auparavant.

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