Trois mois après la fermeture de MegaUpload, le juge américain a invité toutes les parties ayant intérêt à agir à retourner à la table des négociations afin de résoudre une bonne fois pour toutes la question des fichiers encore stockés sur les serveurs de MegaUpload.

Les fichiers présents sur les infrastructures louées par MegaUpload dans le cadre de son service d’hébergement ont gagné un répit. Le juge Liam O’Grady a demandé vendredi aux différentes parties ayant intérêt à agir (le gouvernement, MegaUpload, l’EFF, l’hébergeur Carpathia Hostings, la MPAA…) de retourner à la table des négociations afin de décider une bonne fois pour toutes de leur sort.

Il faut dire que depuis l’arrêt de MegaUpload, une bataille s’est engagée pour savoir quoi en faire. Alors que le gouvernement est favorable à leur suppression, l’avocat de Kim Dotcom souhaite s’en servir pour la défense de son client. La MPAA estime de son côté qu’il s’agit de preuves contre l’accusé, tandis que l’EFF cherche pour sa part à sauver les données légales. Enfin, Carpathia veut libérer ses serveurs.

En invitant chacun à revenir à la table des négociations, le juge a au moins maintenu le status quo. Tant qu’une décision n’aura pas été trouvée, aucune destruction ne devrait être enclenchée. Autrement dit, les documents personnels et privés envoyés sur MegaUpload par des internautes innocents ont encore une chance d’être récupérés par leurs propriétaires respectifs.

D’après le compte-rendu fourni par CNET, le juge s’est montré sensible aux difficultés particulières de Carpathia Hostings lors de l’audience. L’hébergeur doit en effet entretenir à ses frais le millier de serveurs loués par MegaUpload avant l’intervention du FBI. Or, MegaUpload n’est plus en capacité de rémunérer Carpathia Hostings. D’où un certain empressement de ce dernier.

Quant à la proposition de l’EFF, le juge a affiché un certain septicisme. Il ne croit guère à la possibilité de mettre en place un sas sécurisé afin de permettre aux internautes de récupérer, sous contrôle judiciaire, les données légales qu’ils ont envoyées sur MegaUpload vu le volume de fichiers concernés.

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