Dans un article d'auto-défense où il donne sa version des faits pour plusieurs accusations dont il est l'objet, Patrick Poivre d'Arvor estime que "la rumeur" véhiculée par Internet est "assassine".

L’ancien présentateur du journal de 20 heures de TF1 est connu pour la haute estime qu’il a de lui-même, et les trésors de mauvaise foi qu’il parvient parfois à déployer pour se défendre des accusations dont il fait l’objet. En mal d’audience et fragilisé dans son aura par deux affaires successives de plagiat, Patrick Poivre d’Arvor espère toujours reconquérir son image d’autrefois, à défaut de reconquérir l’audimat.

Et il a trouvé un coupable à ses difficultés à redorer son blason : Internet.

Dans un très long billet publié ce jeudi sur son site internet, PPDA accuse les internautes les plus actifs de véhiculer ce qu’il estime être des « sottises ou des calomnies« , qui trouvent toutes leur origine dans la presse traditionnelle. Il revient en détails sur ses rapports conflictuels avec la presse people et ses confrères journalistes « jaloux« , en donnant sa version de la fameuse « fausse interview » de Fidel Castro, du sauvetage d’un bébé en Irak, ou de l’affaire Hemingway (dont le dénouement a frôlé le ridicule).

« Les trolls ne sont rien à côté du volume de sottises ou de calomnies colportées sur Internet par différents sites ou blogs, et caquetées à l’infini par des poules sans tête« , écrit la vedette du petit écran. Il dit avoir rencontré sur Internet « d’immenses friches de superficialité, beaucoup de suivisme moutonnier, une étonnante impunité conférée par l’anonymat (…) et surtout une bonne dose de mauvaise foi ou de goût de nuire, inversement proportionnelle à celle que l’on peut rencontrer chez les êtres humains dans la vie de tous les jours« .

Or impossible de ne pas faire le parallèle entre ce « goût de nuire » qu’il dénonce sur Internet, et le suicide de sa fille Solenn qu’il impute au même type de harcèlement auquel se serait prêté le magazine « Voici », dans les années 1990. « A cette époque ma fille Solenn souffrait terriblement de ces attaques à répétition sur son père et sa famille. Elle eut le courage d’aller les dénoncer dans les émissions de Jean-Luc Delarue ( » Ca se discute « ), et de Mireille Dumas ( » Vie privée, vie publique « ). Quelques mois plus tard, fragilisée par son anorexie, elle se donna la mort en se jetant sous une rame de métro le 27 janvier 1995« , raconte PPDA.

« Voici donc un rappel détaillé de quelques  » affaires  » ou simples anecdotes qui, montées en épingle ou simplement amalgamées, m’affublèrent de ce qu’il est pour certains convenu d’appeler une  » réputation écornée « « , conclut le journaliste. « J’ai ma part de responsabilités -je n’aime pas les pleureuses qui accusent systématiquement autrui- mais la rumeur véhiculée à vitesse grand V par le net a aussi la sienne, bien plus assassine« .

(illustration : Georges Seguin, Wikipedia)

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés