Qu’est-ce qui rapproche l’Hadopi et Vivendi ? Ce lundi matin, la réponse est simple : leurs deux sites officiels affichent le même message d’indisponibilité suite à des attaques lancées par des défenseurs de MegaUpload :

Dès la nuit de jeudi à vendredi, lorsque la fermeture de MegaUpload a été rendue publique, le site de l’Hadopi a été pris comme cible d’une cyberguerre lancée en représailles par des Anonymous. Le site de l’administration étant assez peu protégé contre les attaques DDOS, il a vite croulé sous le nombre de connexions simultanée et ne s’en est toujours pas remis.

Contactée, l’Hadopi nous explique qu’elle a pris la décision vendredi de fermer son site suite à des tentatives d’injections SQL combinées aux attaques de déni de service. Elle a ainsi voulu éviter que les attaques sur son site soient gérées par les équipes d’astreinte de son hébergeur, ce qui aurait engendré des coûts supplémentaires. Par ailleurs, elle a aussi épargné à ses agents de devoir travailler ce week-end pour accompagner les équipes de l’hébergeur dans la gestion de la crise. Le site pourrait rouvrir dans la journée, mais la décision n’est pas encore prise.

Du côté de Vivendi, c’est une tentative réussie de « defaçage » qui a provoqué la fermeture du site. Pendant quelques minutes, le site de la maison-mère d’Universal Music, Canal+, Activision ou encore SFR affichait un logo d’Anonymous, accompagné d’un texte revendicatif. « Anonymous accuse Vivendi d’actes de censure et de haute trahison envers l’esprit d’Internet. Par sa participation au lobbying culturel, Vivendi se rend coupable de pression anti-démocratique auprès des gouvernements, et est directement responsable de l’acte de guerre intenté par le FBI contre la communauté d’Internet« , disait le message :

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