Le gouvernement a fait le point sur sa politique numérique destinée aux étudiants, suite à une question écrite de l'opposition. Le ministère de l'économie numérique rappelle les efforts réalisés en matière de connectivité afin de relier les lieux de vie estudiantins à Internet, ainsi que le lancement de l'opération une tablette tactile à un euro par jour.

Le député socialiste Patrick Lebreton a interrogé fin novembre, dans une question écrite, le ministère de l’industrie, de l’énergie et l’économie numérique sur la politique numérique du gouvernement à l’égard des élèves, et plus particulièrement des étudiants. Celui-ci lui a répondu mardi dernier, en mettant en avant deux grandes mesures en vigueur.

La première porte sur le développement de l’équipement informatique, et plus particulièrement sur la connectivité accrue des lieux de vie estudiantins. Ainsi depuis 2008, le gouvernement a doublé, dans le cadre du plan de relance, le nombre de points WiFi dans les universités, passant à 20 000. « Plus de 94 % des résidences sont raccordées à Internet 60 % des cafétérias sont en WiFi » ajoute le ministère.

Les services d’Eric Besson ont également rappelé la création de l’opération « une tablette numérique à un euro par jour » qui permet aux étudiants d’acheter une tablette tactile récente en étalant son achat sur deux ans. Soutenue par le gouvernement, cette opération est décrite comme une offre ayant un « coût d’entrée modéré« , puisque le « coût mensuel n’excédera pas 30 euros par mois« .

L’offre, à laquelle participe Orange, permet aux étudiants d’accéder à une connexion 3G leur offrant un volume de données d’un Go par mois. « Les étudiants éviteront ainsi l’effort de trésorerie souvent hors de portée de leur budget et étaleront le remboursement dans le temps » ajoute le ministère. Enfin, le choix du produit est laissé à la discrétion de l’étudiant, qui a le choix entre trois modèles.

En effet, il est possible de choisir l’iPad 2 de l’Américain Apple, le Galaxy Tab du Sud-Coréen Samsung ou encore le 80 G9 du Français Archos. Exclu à l’origine du projet du gouvernement, Archos avait manifesté bruyamment son mécontentement dans les jours qui ont suivi la mise en place de l’offre. Le constructeur français avait finalement été intégré en catimini, après avoir lancé une offre concurrente.

Rappelons que l’idée de l’opération de la tablette tactile à un euro par jour a été intégrée dans les 45 propositions de l’UMP pour une « révolution numérique en 2012 ». Le ministère souhaite désormais que de nouvelles initiatives du même genre émergent, notamment en matière « d’applications utiles pour les étudiants, tant ant sur le plan pédagogique que sur le plan de leur vie quotidienne« .

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