Les intermédiaires techniques assignés par les ayants droit pour bloquer ou déréférencer les sites Allostreaming avec une mise à jour automatique des ordres de blocage pourront fourbir leurs armes pendant encore trois mois. L'audience au fond a été reportée au 8 mars 2012.

La décision de bloquer ou non les sites de la galaxie Allostreaming ne sera pas prise dès cette année. Jeudi matin, les avocats des fournisseurs d’accès à Internet (Bouygues Télécom, Orange, Free, Numericable, Darty Télécom, et Auchan Télécom) et des moteurs de recherche (Google, Microsoft, Yahoo) ont demandé à la présidente du tribunal de grande instance de Paris de leur accorder plus de temps pour étudier le dossier. Celui-ci semble particulièrement lourd puisqu’il a été fourni aux défendeurs sur CD-Rom et disque dur.

L’audience de l’examen au fond du recours déposé par les ayants droit de l’industrie cinématographique a donc été programmée au 8 mars 2012, ce qui laisse le temps aux intermédiaires techniques d’organiser leur défense. Et ce qui pourrait laisser le temps à Allostreaming de renaître sous différents noms et différentes formes, pour échapper à la censure.

Sur ce point cependant, toute la question est de savoir si le juge accèdera à la folle demande des ayants droit, qui demandent qu’une société privée assure le service après-vente du jugement en mettant à jour l’ordre du tribunal pour chaque site mirroir ou nouvelle adresse IP qui serait détectée. Ce serait là une première mondiale, et une dérive de plus vers la privatisation des pouvoirs de police et de justice. C’est là le véritable enjeu démocratique.

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