Les autorités britanniques ont simulé une attaque informatique ce mardi, en vue de préparer les Jeux olympiques. Le Royaume-Uni craint en effet que l'évènement sportif ne serve de fenêtre de tir pour des cyber-attaques contre les établissements financiers du pays. Les résultats du test seront connus début 2012.

L’an prochain, le Royaume-Uni accueillera les Jeux olympiques d’été. Afin de faire de cet évènement sportif une réussite, les autorités britanniques ont entamé un essai grandeur nature afin d’éprouver la réaction des services et la résilience des infrastructures à une attaque informatique de grande ampleur. Les résultats de la cyberattaque, qui se déroule aujourd’hui, seront connus l’an prochain.

« Il s’agit d’évaluer et d’améliorer la résistance du secteur des services financiers, durant une perturbation opérationnelle importante. Il ne s’agit pas de réussir ou d’échouer à un examen. L’exercice doit permettre aux entreprises d’évaluer leurs plans de continuité de l’activité et de les mettre à jour si nécessaire » a expliqué à l’AFP un porte-parole de la Financial Services Authority (FSA).

Le choix de simuler une cyberattaque lors d’un évènement comme les Jeux olympiques permet aux autorités britanniques de prendre en compte la perturbation importante des transports. Avec l’afflux de touristes, les employés pourraient en effet avoir des difficultés à se rendre rapidement à leur travail, retardant par conséquent le redémarrage des différents services.

Londres se sent en effet particulièrement vulnérable, dans la mesure où La City est un centre économique et financier majeur. Les conséquences d’une cyberattaque pourraient être désastreuses, dans la mesure où les banques du pays dépendent de plus en plus à Internet et des moyens de télécommunications. Au total, 87 sociétés participent à ce test.

Dans un autre contexte, des exercices sur la cyber-défense ont été conduits récemment entre les États-Unis et l’Union européenne. Deux scénarios ont été mis en place, un de chaque côté de l’Atlantique, afin de permettre aux agences spécialisées d’en tirer une expérience durable et d’adapter en conséquence les protections et les protocoles en cas de véritable agression.

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