Polyvalent, l’avion A400 M Atlas ? C’est peu de le dire : l’avion de transport militaire européen a déjà plusieurs cordes à son arc. Il peut larguer en vol des parachutistes, des caisses et du fret, et même des véhicules et du matériel lourd. Mais à l’avenir, l’aéronef accueillera d’autres capacités, en particulier celle de déployer des drones.
C’est ce que suggère un tweet d’Airbus Defence partagé le 18 avril dernier, et repéré par le site OpexNews, spécialisé dans les sujets militaires. « Nous continuons à libérer le potentiel de cet incroyable avion en collaboration avec les forces aériennes opérationnelles », écrivait l’avionneur européen, en listant notamment un « A400M Mothership ».
Ce n’est certes pas la première fois que cette piste est évoquée. Déjà à l’été 2025, on parlait d’une conversion de l’A400M pour devenir le vaisseau mère des drones de combat. À l’époque, on parlait d’une capacité d’emport de 50 drones légers ou 12 drones lourds qui pourraient être embarqués en un seul vol. Des tests ont d’ailleurs été menés.
Des drones ou des missiles de croisière
Dans cette configuration, le vaisseau-mère pourrait transporter et déployer jusqu’à 50 drones de taille moyenne ou bien 12 missiles de croisière de la taille d’un Taurus, est-il expliqué. Cette arme de conception allemande est un équivalent du Tomahawk américain ou du SCALP français. Leur portée se chiffre en plusieurs centaines de kilomètres.
Concrètement, on ne parle pas d’un simple caisson contenant les drones ou les missiles qui serait largué, puis récupéré par des forces alliées au sol, qui mettraient ensuite ces systèmes en œuvre. Le principe, comme le suggère le site OpexNews, est bien de larguer un dispositif en plein vol, qui ensuite, lancerait un à un chaque drone ou missile.

L’adaptation de l’A400M Atlas serait en outre relativement simple : aucun gros remaniement de l’appareil n’est nécessaire. Rien n’est à fixer sous les ailes d’un avion, contrairement, par exemple, à un chasseur Rafale. Tout se passerait dans la soute, qui est assez large pour accueillir le module de largage. Et l’avion pourrait ensuite être reconfiguré pour autre chose.
Cette perspective offrirait à l’A400M la possibilité d’accomplir des missions beaucoup plus offensives que son profil actuel centré sur le transport et la logistique. Et cela, en exploitant une flotte déjà conséquente : on compte à ce jour plus de 130 avions A400M déjà livrés pour le Vieux Continent, dont 25 en France (sur une commande totale de 50).
Un tel emploi permettrait en outre de profiter de l’endurance de l’avion, dont le rayon d’action se compte en milliers de kilomètres — la distance dépend de la charge utile que l’aéronef transporte. En outre, concernant les drones, cela permettrait de compter sur une plateforme mobile, redéployable selon les besoins, et moins exposé aux représailles qu’un emplacement fixe.
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