Sorti en juillet aux USA, Spotify connaît un succès croissant. Le logiciel suédois d'écoute en ligne peine toutefois à convaincre les internautes américains à prendre un abonnement. Selon une source interne, ils ne sont que 12,5 % à avoir souscrit un abonnement. Une difficulté que Spotify rencontre également en Europe, deux ans après son lancement sur le Vieux Continent.

Un peu moins d’un mois après le lancement de Spotify aux États-Unis, les statistiques sur le nombre d’internautes américains conquis par le service suédois d’écoute en ligne continuent d’affluer. Cette fois, les informations ont été communiquées à All Things Digital par une source proche des activités de Spotify. D’après cette dernière, le logiciel aurait déjà séduit plus de 1,4 million d’utilisateurs.

Comme en Europe, c’est la version gratuite de Spotify qui est de loin la plus populaire. Selon les chiffres fournis par cette source, 87,5 % des internautes américains préfèrent pour l’instant supporter les publicités sonores diffusées par intermittence, plutôt que de souscrire un abonnement mensuel de quelques dollars. À l’inverse, ils ne sont donc que 12,5 % à avoir opté pour la version payante de Spotify.

La répartition utilisateurs gratuits / utilisateurs payants est sensiblement la même que celle constatée sur le Vieux Continent. Au printemps dernier, lorsque Spotify a annoncé avoir atteint le cap du millionième abonné, l’entreprise suédoise a précisé que les clients du service représentaient 15 % du total des utilisateurs. Autrement dit, près d’un utilisateur sur six paie un abonnement mensuel à Spotify.

Si les objectifs des ayants droit n’ont pas changé depuis, Spotify a pour le moment rempli son contrat aux Etats-Unis. Lors des négociations avec le service suédois en 2009, les maisons de disques avaient fait savoir qu’elles souhaitaient un taux de conversion d’au moins 10 %. Qu’au moins un utilisateur de Spotify sur dix s’abonne effectivement au service.

« Nous pensons que Spotify est un très bon service, mais les responsables vont devoir nous convaincre sur leur capacité à convertir un nombre suffisamment de personnes du modèle gratuit vers l’abonnement payant. Le seul modèle publicitaire ne suffira pas. Nous ne leur demandons pas de nous présenter le meilleur taux de transformation, mais de nous expliquer de quelle façon ils comptent l’augmenter » avait déclaré un label à l’époque.

Reste désormais à Spotify de confirmer cette tendance aux États-Unis et de rattraper les chiffres européens. Rappelons toutefois que Spotify commence tout juste sa carrière outre-Atlantique, alors que le service est présent en Europe depuis plus de deux ans.

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