Les pseudonymes ne sont pas les bienvenus sur Google+. Depuis le lancement de sa nouvelle plate-forme sociale, Google fait la chasse aux profils n'affichant pas la véritable identité. Une politique de fermeté qui cache peut-être un autre objectif : créer une base de données "propre" qui puisse à terme être monnayée auprès des annonceurs.

Les amateurs de surnoms, pseudonymes et autres petits sobriquets sont prévenus. Google ne laissera pas se développer le moindre faux profil sur son nouveau réseau social. La société américaine tient à ce que Google+ soit utilisé par des internautes utilisant leur véritable identité afin d’assurer l’authenticité des profils. En conséquence, de nombreux comptes ont été suspendus ces dernières semaines.

Cette politique a été confirmée par Google France. Interrogée par nos confrères de Zdnet, la firme de Mountain View a déclaré que les « comptes Google+ créés par des entreprises ainsi que des particuliers employant des pseudonymes sont regardés de près« . L’entreprise estime que sa plate-forme est destinée à accueillir des individus bien réels et pas des profils plus ou moins farfelus.

Google n’étant pas à l’abri d’une erreur, une page a été mise à disposition des internautes souhaitant signaler une fermeture abusive. Celle-ci permettra aux internautes de prévenir la société qu’un profil a été suspendu à tort. La réactivation du profil semble se faire au cas par cas. Selon Google, la désactivation du compte Google+ n’a aucune incidence sur les autres services en ligne de la société.

Dans la mesure où il est question d’un réseau social, la politique de Google a du sens. Il est nettement plus simple de retrouver un individu qui utilise sa véritable identité plutôt qu’un pseudonyme. Cependant, de nombreuses personnes utilisent justement des noms d’emprunt ou des noms d’usage, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles.

Les décisions de Google dans ce domaine cachent peut-être un autre objectif, moins avouable. Avec un nombre d’utilisateurs estimé à 20 millions, Google+ attire d’ores et déjà l’attention des annonceurs. En se constituant une base de données exempt de faux profils, Google pourrait faire monter les enchères auprès des publicitaires… et dégager de nouvelles rentrées d’argent sur le dos des internautes.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés