Le gouvernement britannique s'intéresse de près aux avancées américaines en matière de lutte contre le téléchargement illicite. Le ministre de la culture, de la communication et des industries créatives, Ed Vaizey, espère qu'un accord aux USA entre les FAI et les ayants droit nourrira les discussions au Royaume-Uni.

Les dispositions anti-piratage actuellement à l’étude aux États-Unis sont observées avec une grande attention de l’autre côté de l’Atlantique. Le Royaume-Uni, qui a mis en place son propre mécanisme avec la loi sur l’économie numérique (Digital Economy Act), songe même à s’inspirer des discussions aux États-Unis pour faire avancer le débat sur la lutte contre le piratage, indique la BBC.

« Si les personnes regardent des directs de football sans permission, nous devrions examiner comment nous pouvons les arrêter. Les [créateurs] ont le droit de gagner de l’argent des contenus qu’ils créent » a déclaré Ed Vaizey, le ministre britannique de la culture, de la communication et des industries créatives, lors d’un discours à l’Intellect Consumer Electronics Conference.

Le ministre britannique espère en particulier qu’un accord volontaire sur la lutte anti-piratage entre les fournisseurs d’accès à Internet et les ayants droit voit le jour aux États-Unis. Cela permettrait, selon Ed Vaizey, pourrait avoir une influence certaine sur le comportement d’autres opérateurs télécoms dans le monde, et en particulier au Royaume-Uni. Le ministre a par ailleurs regretté l’attitude de TalkTalk et de British Telecom, deux FAI locaux.

Les deux opérateurs ont en effet formé, à la fin de l’année 2010, un recours auprès de la Haute cour de justice pour invalider la mise en œuvre au Royaume-Uni de la Digital Economy Act et de son volet répressif, la riposte graduée. Sans succès. Les deux FAI, bien qu’ils se sont vus refuser le droit de faire appel de cette décision, envisagent désormais d’autres moyens de contestation.

Rappelons qu’Ed Vaizey s’est rendu récemment en France et a pu, à cette occasion, se rendre dans les locaux de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet. Il a pu ainsi prendre connaissance des différentes actualités de la Haute Autorité, ainsi que différents aspects de la riposte graduée en France, allant des premiers résultats au processus de labellisation, en passant par le label PUR.

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